Bilan

Julius Bär et Intesa sur les rangs pour le rachat de BSI

Plusieurs prétendants, dont Julius Bär et l'italien Intesa Sanpaolo, auraient manifesté leur intérêt pour racheter la banque tessinoise BSI.

La cession de BSI, pas encore intégrée dans les activités de son nouvel acquéreur, représenterait à cet égard une opportunité intéressante, d'autant plus que la banque tessinoise a soldé en mars son contentieux avec les autorités américaines.

Crédits: Keystone

Plusieurs prétendants auraient manifesté leur intérêt pour racheter la banque tessinoise BSI, dont la reprise par le groupe financier brésilien BTG Pactual a été finalisée il y a à peine trois mois. Parmi eux figurent Julius Bär et l'italien Intesa Sanpaolo, selon des informations rapportées dimanche par la RSI se basant sur des sources proches des milieux bancaires.

Plusieurs agences avaient fait état du besoin de liquidités du groupe BTG Pactual, après la débâcle financière qui a suivi l'arrestation le 25 novembre, puis la démission, de son numéro un et principal actionnaire, André Esteves, embourbé dans le scandale Petrobras.

Mercredi dernier, le nouveau directeur général (CEO) de BTG, Persio Arida, avait laissé entendre que ces prochaines semaines, les actifs non stratégiques du groupe seraient mis en vente. La cession de BSI, pas encore intégrée dans les activités de son nouvel acquéreur, représenterait à cet égard une opportunité intéressante, d'autant plus que la banque tessinoise a soldé en mars son contentieux avec les autorités américaines.

Interrogé par la RSI sur le bénéfice que pourraient tirer les acquéreurs potentiels d'une reprise de BSI, le professeur Giovanni Barone Adesi, de l'Université de Suisse italienne (USI) évoque pour Julius Bär l'acquisition de dépôts en Suisse. Quant à Intesa Sanpaolo, BSI pourrait devenir "un centre d'excellence" dans les activités de banque privée du groupe, estime le professeur tessinois.

La RSI croit également savoir que plusieurs groupes chinois auraient manifesté leur intérêt, mais que celui-ci ne serait pas du goût du gendarme suisse des marchés (Finma).

Contacté par AWP, un porte-parole de Julius Bär a refusé de commenter ces informations.

Dans le "Financial Times", le directeur général de Julius Bär, Boris Collardi, a indiqué que la consolidation du secteur bancaire en Suisse "n'est pas encore terminée". "Il y aura de nombreuses autres opérations", a ajouté le patron du gestionnaire de fortune zurichois.

Le CEO a cependant minimisé l'intérêt que porterait Julius Bär à BSI, selon le quotidien britannique.

A la Bourse suisse, l'action Julius Bär faisait mieux que le marché. Le titre progressait de 1,0% à 49,52 CHF, dans un SMI en hausse de 0,71% à 15h45.

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