Bilan

JP Morgan candidat à une participation majoritaire en Chine

JP Morgan Chase a déposé une demande pour obtenir une participation majoritaire dans une société de courtage chinoise, profitant de nouvelles règles de libéralisation financière.

JP Morgan veut obtenir la création d'une société de courtage à capitaux étrangers assortie d'une participation majoritaire de 51%.

Crédits: afp

Le géant bancaire américain JP Morgan Chase a déposé une demande pour obtenir une participation majoritaire dans une société de courtage chinoise, profitant de nouvelles règles de libéralisation financière annoncées en avril par Pékin.

JP Morgan Broking veut obtenir la création d'une société de courtage à capitaux étrangers assortie d'une participation majoritaire de 51%, selon un communiqué de la Commission chinoise de régulation des marchés financiers (CSRC) publié jeudi.

"La CSRC mènera un audit de façon efficace et conformément aux lois en vigueur", selon la même source.

Les banques suisse UBS Group et japonaise Nomura Holdings ont déjà effectué des demandes similaires de participation majoritaire dans des firmes chinoises, a indiqué la CSRC.

La Chine imposait depuis longtemps des restrictions empêchant les investisseurs étrangers de posséder une participation majoritaire dans des banques et des sociétés financières.

Une entreprise étrangère ne pouvait ainsi jusqu'à présent posséder plus de 20% du capital d'une banque chinoise. Un établissement bancaire chinois ne pouvait avoir, au total, qu'un quart de son capital aux mains d'acteurs étrangers.

Pékin avait annoncé en 2017 la levée prochaine de ces restrictions, peu après une visite d'Etat du président américain Donald Trump.

Et en avril, la Chine a annoncé que les firmes étrangères pourraient désormais contrôler jusqu'à 51% des coentreprises actives en Chine dans le courtage, la gestion d'actifs, le négoce de contrats à terme ou l'assurance-vie. Elle a également promis d'éliminer ce plafond "dans les trois ans".

Cette libéralisation financière s'accompagne d'un plan similaire pour l'industrie automobile. Elle intervient au moment où Pékin est accusé par l'administration Trump de favoriser les entreprises chinoises au détriment de leurs homologues étrangères.

La Chine s'est engagée à ouvrir davantage son économie, au moment où elle tente d'éviter une guerre commerciale avec les Etats-Unis. Washington reproche au gouvernement chinois des pratiques déloyales et la destruction d'emplois américains.

Des pourparlers menés à Pékin la semaine dernière par une délégation américaine de haut rang n'ont rien donné. Le vice-Premier ministre chinois Liu He se rendra à Washington la semaine prochaine pour poursuivre les discussions.

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