Bilan

HSBC a augmenté ses bénéfices au premier trimestre

Le bénéfice net de HSBC a très légèrement augmenté de 0,9% au premier trimestre 2015, tiré par une bonne performance des activités de banque d'investissement et sur les marchés.

Les revenus de la première banque européenne ont notamment augmenté dans ses activités sur les marchés, a souligné son directeur général, Stuart Gulliver, dans un environnement rendu favorable par les politiques monétaires très accommodantes des grandes banques centrales.

Crédits: Bloomberg

Le bénéfice net de HSBC a très légèrement augmenté de 0,9% au premier trimestre 2015, tiré par une bonne performance des activités de banque d'investissement et sur les marchés, a annoncé mardi le géant bancaire.

Entre le 1er janvier et le 31 mars, la banque basée à Londres a dégagé un bénéfice net de 5,259 milliards de dollars (4,72 milliards d'euros).

Les revenus de la première banque européenne ont notamment augmenté dans ses activités sur les marchés, a souligné son directeur général, Stuart Gulliver, dans un environnement rendu favorable par les politiques monétaires très accommodantes des grandes banques centrales.

"La banque d'entreprises a continué de bien se porter, particulièrement au Royaume-Uni et à Hong Kong, et les activités de banque de détail et de gestion d'actifs ont dégagé des revenus plus importants", a-t-il expliqué.

"Les coûts du crédit ont baissé de façon importante par rapport à la même période de 2014, particulièrement en Europe et en Amérique du Nord", a ajouté le directeur général du groupe.

Le bénéfice opérationnel de HSBC a grimpé de près de 4%, à 6,477 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros).

La banque, qui a été frappée dernièrement par de nombreux scandales, a provisionné 276 millions de dollars supplémentaires au premier trimestre pour faire face à divers litiges avec les autorités de régulation, au Royaume-Uni et au-delà.

Son communiqué publié mardi n'a pas détaillé les procédures en cours. HSBC fait notamment l'objet d'investigations dans le cadre du "SwissLeaks", une affaire révélée en début d'année par des médias internationaux qui l'ont accusé d'avoir fait transiter quelque 180 milliards d'euros de riches clients entre novembre 2006 et mars 2007 sur des comptes en Suisse, afin de leur éviter d'avoir à payer des impôts dans leurs pays respectifs.

La holding du géant britannique vient d'être mise en examen dans ce cadre par la justice française, qui lui a infligée une caution d'un milliard d'euros, pour complicité de démarchage illicite et complicité de blanchiment aggravé de fraude fiscale. D'autres enquêtes judiciaires sont ouvertes en Europe, notamment en Belgique, Espagne et Suisse.

Le groupe n'a pas donné davantage de détails sur son éventuel déménagement hors du Royaume-Uni, évoqué comme une possibilité à la fin du mois dernier au moment de son assemblée annuelle des actionnaires.

Interrogé à ce sujet lors d'une conférence téléphonique, M. Gulliver a expliqué que le moment de cette annonce avait été choisi volontairement avant les élections législatives britanniques, qui auront lieu jeudi 7 mai, afin de laisser le temps aux responsables politiques d'affiner leurs programmes à propos du secteur bancaire.

"Ce n'est pas une menace", a assuré M. Gulliver, soulignant que même si HSBC déménageait son siège mondial, par exemple à Hong Kong, cela ne concernerait qu'une "poignée" des emplois actuellement affectés au siège situé dans le quartier d'affaires londonien de Canary Wharf, et pas les plus de 40'000 salariés affectés aux activités proprement britanniques de la banque.

Parmi les facteurs qui l'ont poussée à engager cette réflexion, la direction de HSBC a évoqué le mois dernier la hausse des taxes pesant sur le secteur bancaire au Royaume-Uni.

Le géant bancaire, qui va verser un dividende de 0,10 dollar par action à ses actionnaires au titre du premier trimestre, voyait son titre chuter mardi de 2,44% à 630,50 pence à 09H40 GMT/11h40 HEC à la Bourse de Londres.

"La performance d'ensemble (du groupe) est bien meilleure d'une année sur l'autre, et aussi d'un trimestre sur l'autre, grâce à de meilleurs revenus et de moindres dépréciations qui font plus que compenser des coûts opérationnels supérieurs", a estimé Richard Hunter, courtier chez Hargreaves Lansdown Stockbrokers.

Mais il a ajouté que "des inquiétudes demeurent", liées à "l'ampleur des prochaines amendes à payer aux autorités de régulation, au surcoût des nouvelles procédures de respect des normes et aux incertitudes engendrées par le déménagement potentiel".

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