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Grand remaniement chez les dirigeants de HSBC

Fin octobre, HSBC avait annoncé une chute de son bénéfice net au troisième trimestre, plombé par l'Europe et les Etats-Unis, dont les performances avaient été qualifiées d'inacceptables par Noel Quinn, qui assure l'intérim à la direction générale de HSBC depuis l'éviction surprise en août de John Flint.

Le Financial Times avait écrit début octobre, citant des sources proches du dossier, que le groupe pourrait supprimer jusqu'à 10'000 nouveaux emplois.

Crédits: Keystone

HSBC a annoncé lundi un remaniement de sa direction avec notamment le départ du directeur opérationnel et de celui de l'activité de banque d'investissement, alors que le géant financier britannique est en pleine restructuration et licencie des milliers de personnes.

Restructuration

Samir Assaf, un vétéran du secteur, "va démissionner en tant que directeur général de la banque internationale et des marchés", à savoir l'activité de banque d'investissement, à compter du 1er mars et deviendra "directeur de la banque d'affaire et institutionnelle", un rôle qui représente une réduction de ses responsabilités.

Il sera remplacé par deux co-directeurs, Georges Elherdery et Greg Guyett, d'après un communiqué.

Andy Maguire va par ailleurs quitter ses fonctions de directeur opérationnel à compter du 30 janvier et partira du groupe le 9 juin après une période de préavis. Il sera remplacé par John Hinshaw, venu de chez Hewlett Packard et administrateur de la Bank of New York Mellon.

Enfin, Pam Kaur, directrice du risque crédit, deviendra directrice du risque de la totalité du groupe à partir du 1er janvier, remplaçant Marc Moses.

Remerciant les dirigeants qui quittent leurs fonctions "pour leur dévouement extraordinaire", le directeur général d'HSBC Noel Quinn, qui s'est lancé dans une restructuration à marche forcée de la banque, dit avoir hâte de travailler avec leurs "talentueux" successeurs pour "exécuter nos plans" pour le redressement de la banque.

Chute du bénéfice

Fin octobre, HSBC avait annoncé une chute de son bénéfice net au troisième trimestre, plombé par l'Europe et les Etats-Unis, dont les performances avaient été qualifiées d'inacceptables par Noel Quinn, qui assure l'intérim à la direction générale de HSBC depuis l'éviction surprise en août de John Flint.

Ce dernier a préparé le terrain pour une vaste "remodélisation" du groupe, laissant présager des coupes sombres dans les effectifs après une première vague de suppression de 2% de ses effectifs, soit 4700 postes.

HSBC n'a pas caché en outre réfléchir à une vente de ses activités de banque de détail en France.

Le groupe, basé à Londres mais actif à travers le monde et particulièrement en Asie où il génère la grande majorité de ses profits, a réalisé un bénéfice net de près de 3,0 milliards de dollars (quasiment autant en francs) entre le 1er juillet et le 30 septembre, soit une baisse de 24% sur un an.

Le Financial Times avait écrit début octobre, citant des sources proches du dossier, que le groupe pourrait supprimer jusqu'à 10'000 nouveaux emplois.

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