Bilan

Goldman Sachs se retire d'une future émission obligataire russe

Goldman Sachs ne va probablement pas participer à une prochaine émission obligataire de 3 milliards de dollars que la Russie envisage de lancer.

La Russie a invité les banques européennes, chinoises et américaines à souscrire au futur emprunt. Goldman Sachs figure parmi les firmes de Wall Street approchées.

Crédits: AFP

Goldman Sachs ne va probablement pas participer à une prochaine émission obligataire de 3 milliards de dollars que la Russie envisage de lancer, a indiqué mercredi à l'AFP une source proche du dossier.

Cette décision de la prestigieuse banque de Wall Street intervient après que le gouvernement américain a déconseillé aux fleurons de Wall Street d'intervenir dans cette opération.

Goldman Sachs, qui était la seule banque américaine ayant proposé ses services à la Russie, n'a pas encore signifié sa décision à Moscou, a indiqué à l'AFP la source, confirmant des informations du Wall Street Journal.

La procédure interne chez Goldman Sachs prévoit que les hauts dirigeants de la firme donnent leur feu vert à la proposition faite par les banquiers d'investissement.

Il est désormais peu probable que cette autorisation soit accordée, a indiqué la source sous couvert d'anonymat.

En réponse à des interrogations du secteur privé sur la possibilité de souscrire au projet d'émission d'un emprunt par la Russie, le Trésor et le département d'Etat américains ont fait savoir fin février que cette activité serait "risquée", avaient alors indiqué à l'AFP des sources proches du dossier.

La Russie, qui prévoit d'émettre des obligations réservées aux étrangers pour environ 3 milliards de dollars, fait l'objet de sanctions économiques adoptées en 2014 après son annexion de la Crimée. Ces sanctions touchent notamment les secteurs bancaire et pétrolier russes.

Même si la souscription à un emprunt russe n'est pas explicitement prohibée par les sanctions économiques, l'engagement de firmes américaines dans une telle transaction pourrait déboucher sur le financement de secteurs interdits par ces sanctions, selon les régulateurs.

La Russie a invité les banques européennes, chinoises mais aussi américaines à souscrire au futur emprunt. Parmi les firmes de Wall Street approchées, figurent notamment Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan et Morgan Stanley. Hormis Goldman Sachs, les autres n'ont pas donné suite, selon une source proche du dossier.

Pour protester contre le conflit dans l'est de l'Ukraine et l'annexion de la Crimée par la Russie, les Etats-Unis, avec l'Europe, ont adopté fin 2014 une série de sanctions notamment contre de grands groupes russes, comme le géant des hydrocarbures Rosneft, la banque Gazprombank, les grandes banques VEB et Sberbank, le conglomérat industriel Rostec et la branche pétrolière du géant Gazprom (Gazprom Neft).

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