Bilan

Finance mondiale: Genève et Zurich maintiennent leur rang

La place financière suisse en déclin? Pas selon le Qatar Financial Centre qui place Zurich et Genève dans le top 20 mondial des centres financiers d'avenir.
  • La fin du secret bancaire n'inquiète pas les analystes financiers qui placent deux villes suisses (dont Genève) dans le top 20 mondial des centres d'avenir.

    Crédits: Image: Ville de Genève
  • Zurich gagne une place et se hisse au 6e rang cette année.

    Crédits: Image: Zurich.com
  • Evolution des principales places financières européennes au fil des 17 éditions de l'étude QFC.

    Crédits: Image: QFC
  • New York a détrôné Londres à la première place du classement l'an dernier et s'y maintient cette année.

    Crédits: Image: Wikimedia/CC-BY-SA/King of Hearts
  • Londres se maintient à la deuxième place et talonne New York.

    Crédits: Image: Wikimedia/CC-BY-SA/TCHOUBIDOUWA

Il n'y a que Londres en Europe qui fasse mieux que les deux plus grandes villes de Suisse: le Qatar Financial Centre place ces trois cités sur le podium européen des places financières d'avenir et les situe respectivement aux 2e, 6e et 13e rangs mondiaux, dans son étude annuelle confiée aux experts de Z/Yen Group, un cabinet d'expertise basé à Londres.

Zurich et Genève gagnent chacune un point dans la notation attribuée par les analystes de QFC, ce qui permet à Zurich de passer de la 7e à la 6e place mondiale (avec 719 points), et à Genève (702 points) de talonner Washington DC (703) et Toronto (704) et de se rapprocher de Boston (706), Chicago (707) et San Francisco (708), qui avaient dépassé la ville suisse ces dernières années. Pour Genève, c'est un soulagement: depuis 2007, la cité de Calvin n'a cessé de chuter. De 7e en 2007, elle est tombée au rang de 9e place financière en 2010, pour chuter au 13e rang en mars 2011. Depuis lors, elle se maintient.

Genève dépend beaucoup de l'Europe occidentale

Dans cette 17e édition de l'étude des centres financiers d'avenir menée par QFC, les analystes mesurent que 63% des détenteurs de fonds sont issus de pays d'Europe occidentale, des clients dont la fortune croit moins vite que celles des ressortissants d'autres régions du monde. «La Suisse se trouve dans une position très favorable. Nous avons perdu les clients américains en raison du programme FATCA, mais Genève reste une place importante pour y les investisseurs», estime un manager de fonds basé à Genève et cité par l'étude.

Récemment, les fonds issus des pays d'Europe orientale et d'Asie centrale ont augmenté à Genève (leurs détenteurs représentent 6,5% des investisseurs), de même que ceux issus d'Amérique du Nord (5,8%) et du Moyen-Orient et d'Afrique (4,9%), tandis qu'on assiste à un recul des fonds des zones Asie Pacifique (14,4%), Europe Occidentale (62,6%) et d'Amérique Latine et des Caraïbes (2,9%).

Le profil de Zurich est similaire, avec toutefois une hausse des avoirs d'Amérique Latine et des Caraïbes. La ville alémanique est légèrement moins dépendante des clients d'Europe occidentale (56,9%), mais le reste des origines de détenteurs de fonds s'apparente à la répartition genevoise.

La montée en puissance de l'Asie

Rachetée récemment par le Qatar, l'étude, nommée Global Financial Centres Index, s'appuie sur des données notamment issues de la Banque Mondiale, de l'OCDE et The Economist Intelligence Unit. Elle prend en compte un nombre important de facteurs comme la flexibilité du marché du travail, la qualification de la main d'oeuvre, la pression fiscale, le niveau de corruption, mais aussi et surtout se penche sur les secteur de la banque, de l'asset management, du wealth management, des assurances, des services aux professionnels, la gouvernance et la régulation.

Ces dernières années, on a assisté à un basculement du centre de gravité de la puissance financière de l'Europe vers l'Asie: des places jusqu'alors importantes comme Luxembourg, le Liechtenstein et Francfort, qui se situaient dans le top 10 mondial ou à proximité ont chuté au-delà de la 15e place, tandis que Hong-Kong, Singapour, Séoul et même Riyadh ont fait leur apparition dans le top 15 mondial.

Matthieu Hoffstetter
Matthieu Hoffstetter

JOURNALISTE À BILAN

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Titulaire d'une maîtrise en histoire et d'un Master de journalisme, Matthieu Hoffstetter débute sa carrière en 2004 au sein des Dernières Nouvelles d'Alsace. Pendant plus de huit ans, il va ensuite couvrir l'actualité suisse et transfrontalière à Bâle pour le compte de ce quotidien régional français. En 2013, il rejoint Bilan et se spécialise dans les sujets liés à l'innovation, aux startups, et passe avec plaisir du web au print et inversement. Il contribue également aux suppléments, dont Bilan Luxe. Et réalise des sujets vidéo sur des sujets très variés (tourisme, startups, technologie, luxe).

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