Bilan

Croissance modérée pour la finance zurichoise en 2016

La place financière zurichoise s'est développée malgré des conditions difficiles, dont le faible niveau des intérêts, les taux négatifs de la BNS, la force du franc et l'inflation réglementaire.

La place financière demeure le plus important pilier économique de la région zurichoise. 

Crédits: Keystone

Le secteur financier a généré en 2016 dans la région de Zurich une valeur ajoutée en croissance "marginale" de 0,5%, selon le centre d'études conjoncturelles BAK Basel. La place financière zurichoise s'est développée malgré des conditions difficiles, dont le faible niveau des intérêts, les taux négatifs de la Banque nationale suisse (BNS), la force du franc et l'inflation réglementaire.

La situation devrait changer ces prochaines années, selon une étude présentée jeudi conjointement par la ville et le canton de Zurich. Pour BAK Basel, le secteur financier zurichois connaîtra une croissance de 1,5% en 2017 et de 1,8% en 2018, aiguillonné par une reprise de la conjoncture helvétique. Les efforts de numérisation et d'externalisation d'activités vont se poursuivre.

La place financière demeure le plus important pilier économique de la région zurichoise. En 2015, le secteur avait généré une valeur ajoutée brute de 26,5 mrd CHF, soit 17% du produit intérieur brut de la région. Un travailleur sur dix oeuvrait dans une entreprise de la branche.

En comparaison internationale, Zurich a perdu trois rangs et figure en 9e position des places financières mondiales, selon l'indice Global Financial Centres, paru en septembre dernier. La région abrite toujours la deuxième place la plus importante l'Europe, derrière Londres.

Banques et assureurs au coude à coude 

Les banques ont généré 45% de la valeur ajoutée, contre 44% pour les assureurs. Les 11% restants sont à mettre au crédit des fournisseurs de services financiers, comme des gestionnaires de fortunes, fonds spéculatifs, courtiers et courtiers en assurances.

L'étude met un accent particulier sur la numérisation des activités, considéré comme l'un des moteurs principaux du changement structurel en cours. Cette révolution concerne une large palette d'activités, allant du back-office au conseil clientèle. Dans le domaine des technologies financières, la plupart des établissements se montrent encore très sélectifs, affirment les auteurs de l'étude.

La technologie qui remporte le plus d'adhésion aussi bien auprès des banques que des assureurs sont les outils d'analyste des mégadonnées ("big data"). Les établissements bancaires s'intéressent également aux conseils automatisés à la clientèle ("robo advisors") et à la gestion financière individuelle ("personal finance management"). Les sociétés d'assurance misent sur les portails de distribution en ligne et les contrats intelligents ("smart contracts").

Le processus d'externalisation de la chaîne de valeur est plus avancé auprès des banques que des assureurs. Les deux catégories d'établissements continuent toutefois de produire à l'interne, dans des proportions importantes.

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