Bilan

Credit Suisse et UBS sabordés par le risque d'amende pour Deutsche Bank

Credit Suisse et UBS dévissaient vendredi à la Bourse suisse, sabordés par l'amende réclamée à Deutsche Bank pour sa participation à la crise des subprimes.

A 09h30, la nominative Credit Suisse dévissait de 4,3% à 12,78 CHF et celle d'UBS s'affaissait de 2,2% à 13,53 CHF, dans un SMI en modeste repli de 0,14%.

Crédits: Keystone

Les titres Credit Suisse et UBS prenaient l'eau vendredi à la Bourse suisse, sabordés par Deutsche Bank et la colossale amende réclamée au mastodonte bancaire par la justice américaine pour sa participation à la crise des "subprimes". Les Etats-Unis proposent à l'établissement d'outre-Rhin de s'acquitter d'une douloureuse de 14 mrd USD ou de présenter une contre-proposition.

A 09h30, la nominative Credit Suisse dévissait de 4,3% à 12,78 CHF et celle d'UBS s'affaissait de 2,2% à 13,53 CHF, dans un SMI en modeste repli de 0,14%.

Des courtiers évoquent une réaction épidermique et rappellent que les deux établissements helvétiques ne sont pas visés par des accusations concrètes dans ce dossier. L'ampleur du montant n'est pas étrangère au mouvement de panique, même s'il risque fort d'être raboté.

Kepler Cheuvreux a immédiatement biffé le titre Deutsche Bank de sa liste de recommandation. Le courtier français souligne que la période est peu propice à la négociation, entre l'approche de l'échéance du duel présidentiel aux Etats-Unis et l'émoi qu'a suscité outre-Atlantique la réclamation à Apple de 13 mrd EUR en arriérés d'impôts.

A 14 mrd USD, Deutsche Bank écoperait de l'amende la plus importante jamais infligée à une banque étrangère aux Etats-Unis, loin devant les 8,9 mrd USD dont l'établissement français BNP Paribas avait écopé en 2014 pour avoir violé des embargos américains.

Le groupe allemand est accusée, comme d'autres grandes banques, d'avoir vendu à des investisseurs avant l'éclatement de la crise financière de 2007-2008 des prêts hypothécaires résidentiels (RMBS), qui sont des crédits immobiliers convertis en produits financiers, tout en sachant qu'ils étaient toxiques.

Trois grands établissements américains - JPMorgan Chase, Citigroup et Morgan Stanley - ont déjà accepté de payer un montant cumulé de 23 mrd USD pour solder des poursuites liées aux RMBS. Le record revient à Bank of America, qui s'est vu infliger une amende de 16,65 mrd USD à l'été 2014.

Les banques européennes Barclays, UBS, Credit Suisse et Royal Bank of Scotland (RBS) sont également dans le collimateur des autorités américaines.

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