Bilan

Credit Suisse et UBS en nette baisse après les tests de stress

Les actions Credit Suisse et UBS subissaient indirectement les effets du test européen de stress bancaire de vendredi dernier qui a inquiété les investisseurs.

A 10h19, Credit Suisse baissait de 5,7% à 10,53 CHF et UBS de 6,2% à 12,53 CHF, soit nettement plus que le SMI (-0,9%).

Crédits: Keystone

Les valeurs bancaires Credit Suisse et UBS étaient sous pression mardi. Elles subissaient indirectement les effets du test européen de résistance bancaire, auquel les deux établissements n'ont pourtant pas participé.

A 12h52, Credit Suisse baissait de 5,2% à 10,57 CHF et UBS de 5,8% à 12,58 CHF, soit nettement plus que le SMI (-0,94%). Les deux titres ont dégagé depuis le début de l'année le plus faible rendement parmi les valeurs vedettes.

Le test bancaire européen de vendredi dernier inquiétait quelque peu les investisseurs. Les résultats se sont révélés en partie meilleurs qu'attendu, mais les analystes estiment qu'il ne faut pas se réjouir trop vite. Selon Jernj Omahen de la banque américaine Goldman Sachs, les pires craintes ont pu être écartées. Mais à la Bourse, on attire l'attention sur la faible capitalisation de certains établissements.

En conséquence, les titres bancaires reculaient au niveau européen. UBS a par ailleurs fait l'objet de commentaires négatifs de Natixis et de Société Générale. Les deux instituts ont abaissé leur objectif de cours après les résultats trimestriels de la banque vendredi.

Pour Credit Suisse, la sortie de l'indice Stoxx-Europe 50 est un problème supplémentaire, en raison de l'application de la règle "fast-exit". Selon celle-ci, les titres de l'indice des 50 entreprises de l'indice Stoxx sortent de la liste de sélection mensuelle au moment où la performance d'un titre le relègue deux mois de suite à la 75e place ou plus bas.

Au niveau européen, les banques italiennes étaient de nouveau dans l'oeil du cyclone, en raison d'inquiétudes sur de possibles besoins en capital. L'établissement en difficulté Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) a présenté vendredi soir un vaste plan de cession de créances douteuses, suivi d'une augmentation de capital pouvant aller jusqu'à 5 mrd EUR, afin de restaurer sa solidité.

La troisième banque italienne et plus vieille de la planète a affiché les pires résultats aux tests, sur 51 établissements européens: dans le cas d'un scénario "défavorable" d'ici à 2018, son ratio de fonds propres durs (CET 1) tomberait en territoire négatif à -2,23%.

Treize autres banques souffriraient de façon notable, dont Deutsche Bank et Commerzbank, ainsi que Royal Bank of Scotland.

L'Autorité bancaire européenne (ABE) a divulgué vendredi soir des données sur 51 banques européennes, représentant 70% des actifs bancaires du vieux continent. La Banque centrale européenne (BCE) a quant à elle passé au crible 56 autres établissements de la zone euro, sans dévoiler les résultats du test.

Les tests de résistance devaient établir si les banques étaient en mesure d'absorber le choc d'un scénario économique catastrophe, en évaluant leur ratio de fonds propres durs (CET1).

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