Bilan

Bâle III ne serait pas assez appliqué à l'étranger

"L'Union européenne ne reconnait pas Bâle III dans de nombreux domaines, tout comme les Etats-Unis", a déclaré Axel Weber, président d'UBS, lors du "Swiss International Finance Forum" à Berne.

Pour M. Weber, une régulation globale devrait déboucher sur des conditions identiques pour l'ensemble des acteurs du marché.

Crédits: Keystone

Les mesures prudentielles dites de Bâle III ne sont pas suffisamment appliquées à l'étranger, à en croire les responsables des grandes banques suisses. Avant de renforcer le dispositif, il faudrait que l'ensemble du secteur bancaire y soit soumis, a indiqué mardi Axel Weber, président d'UBS, lors du "Swiss International Finance Forum" à Berne.

"L'Union européenne ne reconnait pas Bâle III dans de nombreux domaines, tout comme les Etats-Unis", a déclaré M. Weber, pour qui une régulation globale devrait déboucher sur des conditions identiques pour l'ensemble des acteurs du marché.

La question centrale consiste à garantir l'application identique de ces mesures dans tous les pays, a surenchéri Urs Rohner, président de Credit Suisse dans le cadre d'un panel de discussion. Le responsable craint de nouvelles exceptions si une réglementation "Bâle IV" venait à voir le jour.

Vice-président de BlackRock et ancien président de la Banque nationale suisse (BNS), Philipp Hildebrand a toutefois mis en garde contre tout allègement des dispositions en matière de fonds propres. "Ce serait la chose la plus bête que l'on puisse faire." Il estime que dans ce domaine, les régulateurs auraient pu aller plus loin.

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