Bilan

Actions: il faut «réduire la voilure»

Une correction de 5 à 10% est probable, selon François Savary, de la banque Reyl.

Investir «Nous avons réduit la voilure sur le marché des actions», indique François Savary. Le chef stratégiste de la banque genevoise Reyl est passé d’une surpondération à une allocation neutre. «La raison est que nombre de nouvelles positives sont déjà dans les prix des actions», résume le stratège. Une correction de 5 à 10% est possible, prévoit-il.

En Europe, les craintes de récession de la fin 2014 ont laissé place à des attentes de croissance de 2% cette année pour la zone, qui connaît une reprise, aidée par la baisse de l’euro et du prix du pétrole. Et la performance des actions européennes a été au rendez-vous ce trimestre. A présent, Reyl & Cie redevient «neutre» sur l’Europe car les risques (Grèce, Moyen-Orient, Ukraine) n’ont pas disparu.

François Savary estime en outre que la zone euro devra aussi bien améliorer ses finances publiques que ses coûts unitaires du travail si elle vise un regain de compétitivité, en plus d’investir dans les infrastructures pour créer des emplois.

Par ailleurs, la banque Reyl sous-pondère les actions américaines. La reprise devra être confirmée ces prochains mois. Les chiffres ont continué à se détériorer en mars, avec une mauvaise surprise sur le front de l’emploi. François Savary, qui souligne que l’économie américaine a créé plus de 3 millions d’emplois en 18 mois, s’attend à un rebond de l’activité en mai. 

Au-delà d’une consolidation temporaire, François Savary estime que le «bull market» des actions n’est pas terminé. Avec des rendements obligataires peu attrayants et des taux d’intérêt toujours à 0%, «les actions restent l’actif de choix ces douze prochains mois». 

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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