Bilan

«Rubik»: un peu, beaucoup ou pas du tout?

Pendant un instant, on a cru l’affaire presque dans le sac. Avec l’Allemagne et la Grande-Bretagne entrant en matière sur l’impôt libératoire proposé par les banques helvétiques, l’essentiel paraissait acquis. C’était sans compter sur un nouvel affrontement de rhétorique entre la Suisse et l’Europe sur ce sujet. Dans «Le Temps», Patrick Odier, président de l’ASB, a ouvert les feux de la nouvelle année, en déclarant tout de go que Rubik avait été conçu pour durer. Un message adressé à ceux qui, du côté de l’Europe, envisagent encore que cette solution ne représente qu’une béquille avant de passer à l’échange automatique d’informations que Bruxelles continue de réclamer.

Or il n’y a pas que Bruxelles qui distille ce message. L’Allemagne, pourtant intéressée par l’impôt libératoire, a déclaré, par la voix de son ministre des Finances, Peer Steinbrück, que l’impôt libératoire constituerait une bonne transition avant la mise en place d’un échange automatique d’informations. C’est dire que la place financière suisse n’a pas fini de s’interroger sur son avenir. La banque JP Morgan n’a pas ce genre d’états d’âme. Elle vient en effet de renouveler sa confiance dans la Suisse en annonçant la création de 450 postes supplémentaires. [PYF]

 

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