Bilan

50 start-up suisses dans lesquelles investir

Pour grandir et créer les jobs de demain, les «jeunes pousses» suisses ont besoin de l’argent des investisseurs. Ce n’est pas sans risque, mais il y a aussi de magnifiques opportunités. Notre sélection.
  • Crédits: François Wavre/REZO
  • Madiha Derouazi, cofondatrice d’Amal Therapeutics, qui développe des vaccins contre le cancer Crédits: François Wavre/Rezo
  • Jeanmichel Capt a besoin de partenaires pour faire connaître son entreprise de luxe JMC Lutherie à l’international. Crédits: François Wavre/Rezo
  • Benjamin Krempel, créateur de Pumptire, a mis au point le premier pneu de vélo qui se regonfle en roulant. Crédits: François Wavre/Rezo
  • Cécile et Thierry Duvanel sollicitent 2,5 millions pour développer les tests de diagnostic de leur société Augurix. Crédits: François Wavre/Rezo
  • Frédéric Dubois et Yannick Lesbros, cofondateurs de Spiralps, souhaitent mieux implanter leur boisson en suisse Crédits: François Wavre/Rezo
  • François Randin, CEO de Green Motion, spécialisé dans les systèmes de recharge pour véhicules électriques. Crédits: François Wavre/Rezo
  • Iwan Märki et Nicolas Durand ont déjà levé 2,6 millions pour Abionic et ses outils diagnostics. Crédits: François Wavre/Rezo
  • François Vuille, Marc Frehner et Jean-Luc Thuliez (CEO) espèrent commercialiser dans un an leur véhicule softcar. Crédits: François Wavre/Rezo
  • Anne Baylon et Xavier Veuthey (CEO) entendent lancer Tabrasco sur un marché estimé à 2,5 milliards de francs. Crédits: François Wavre/Rezo

Entre des taux d’intérêt sous l’inflation et des bourses redevenues chères, où investir son épargne aujourd’hui? Dans des start-up? N’est-ce pas trop risqué? Certes, mais la finance traditionnelle l’est-elle tellement moins, en attendant qu’émergent les prochains Madoff et autres «baleine de Londres» et truqueurs du Libor? Quant à l’immobilier ou aux matières premières, l’essentiel de leurs hausses n’est-il pas plutôt derrière que devant?

Pour l’investisseur, les start-up constituent une alternative intéressante à plus d’un titre. D’abord parce que, comme l’explique Claude Florin, le président du club de business angels A3 Angel, «elles souffrent de la difficulté à trouver des fonds d’amorçage maintenant que les capital-risqueurs investissent prioritairement plus tard et dans des modèles établis». Or cette absence, qui tire les valorisations vers le bas, est à mettre en rapport avec le nombre et la qualité des start-up suisses.

Dans les hautes technologies, 200 environ éclosent chaque année; 67 ont levé 463 millions l’an dernier. Mais pour l’essentiel parce qu’elles avaient déjà atteint une certaine maturité.

Du coup, à côté de quelques initiatives publiques comme Venture Kick ou InnoVaud, les phases de démarrage sont devenues le terrain des business angels. Claude Florin estime que «leur investissement dans l’amorçage des start-up de haute technologie est passé de 20 millions de francs par an avant la crise à 50 actuellement». Il considère aussi que ce montant pourrait être quadruplé en Suisse. Vraiment?

Les start-up ont l’avantage de la proximité et de l’accessibilité. Il est plus facile de discuter avec le fondateur d’une start-up qu’avec le patron d’UBS. Leurs besoins vont aussi au-delà du financement, comme par exemple de se faire ouvrir des portes par des investisseurs expérimentés. Il y a une dimension existentielle à un investissement dans une start-up.

Enfin, s’ajoute une notion quasi patriotique que résume Claude Florin: «Nos business angels savent que ces boîtes préparent les jobs de leurs enfants, voire les leurs dans quelques années.

Le crowdfunding se démocratise

Pour autant, et même si les professionnels conseillent d’investir un maximum de 5% de son épargne dans un portefeuille diversifié, ce placement n’a rien d’altruiste. A condition d’être patient, on peut gagner de 5 à 10 fois sa mise en trois à cinq ans. Mais on peut aussi tout perdre. Pour minimiser ce risque, les clubs de business angels comme A3 Angels, Capital Proximité ou bien Business Angels Suisse facilitent la syndication, et par conséquent la diversification.

Surtout, l’investisseur pourra discuter des risques avec d’autres. Dans ce but, les clubs ont mis en place des formations comme l’Angels Day dont la prochaine session aura lieu en mai à l’EPFL.

En outre, une forme de démocratisation est en marche. Un réseau comme Go Beyond permet de commencer à investir avec 12 000 francs sur trois projets. Et derrière ce sont les technologies elles-mêmes qui apportent plus d’accessibilité. Le crowdfunding, initié en Suisse par les plateformes Investiere.ch et C-crowd, fait rencontrer en ligne start-up et investisseurs.

La première, qui a démarré en 2010 et qui compte 2000 membres, a ainsi effectué 15 deals depuis 2010 et investi 5 millions de francs. Approuvée par la Finma en avril 2011, la seconde a levé 730 000 francs pour des start-up.

Le crowdfunding pose cependant la question de la protection de l’épargnant. Un cadre réglementaire est en train de se mettre en place en Europe comme aux Etats-Unis (Job Act). Reste qu’en effectuant le due diligence dans le cas de C-crowd ou en coïnvestissant systématiquement avec des professionnels dans celui d’Investiere, un nouveau paysage se dessine. C’est d’autant plus bienvenu que, comme en témoigne notre sélection, ce ne sont pas les opportunités intéressantes qui manquent.

Biotech

 

1. Zestagen

Montant recherché: 3,5 millions de francs

Chercheur à l’Institut Pasteur d’Athènes, Nassos Alevizopoulos et son équipe ont découvert la particularité d’une protéine qui passe de l’intérieur de la cellule à sa membrane lors du développement des métastases d’un cancer. Leur start-up, Zestagen, est venue chercher l’environnement probusiness de Lausanne pour développer et tester un anticorps monoclonal qui cible cette molécule sans effet sur celles saines.

Cet anticorps fonctionnant chez l’animal, l’entreprise entre en phase de développement préclinique afin de valider son concept comme ses méthodes de production.

Contact: Nassos Alevizopoulos, nalevizo@zestagen.com 

Recommandé par Carlos Moreira

2. Biognosys

Montant recherché: 10 millions de francs

L’immense majorité des fonctions cellulaires sont assurées par des protéines. Leur analyse représente un enjeu crucial pour la médecine, mais elle se complique en raison de leur nombre. Sur la base d’un brevet de l’ETHZ, Biognosys a mis au point une plateforme de kits d’échantillons et de logiciels d’analyse qui complètent les instruments existants.

L’entreprise collabore avec Syngenta et une grande pharma ainsi qu’avec des universités pour déterminer les niveaux standards de telle ou telle protéine, par exemple dans le sang. Elle en dérivera ensuite une nouvelle classe de diagnostics personnalisés.

Contact: Oliver Rinner, info@biognosys.ch

3. Prexton Therapeutics

Montant recherché: 10 millions de francs

La maladie de Parkinson (4,1 millions de patients dans le monde, le double en 2030) est caractérisée par la dégénérescence d’un type particulier de neurones qui fonctionnent avec un neurotransmetteur: la dopamine. Les thérapies existantes visent à augmenter artificiellement cette dopamine pour, en quelque sorte, doper les récepteurs neuronaux demeurés intacts. Mais ce traitement ne guérit pas et est limité dans le temps.

A partir d’une technologie mise au point chez Merck Serono, Prexton développe une approche qui cible un système parallèle et non affecté par la maladie pour pallier durablement les conséquences pathologiques. Cette thérapie a été validée chez l’animal et doit maintenant évoluer vers des essais cliniques chez l’homme fin 2013.

Contact: francois.conquet@prextontherapeutics.com

Recommandé par Jean-Claude Biver

4. Legacy Healthcare

Montant recherché: 10 millions de francs

Fondée par deux vétérans de l’industrie pharmaceutique, Legacy Healthcare a développé et commencé à commercialiser des produits pour traiter (mais pas définitivement guérir) la calvitie. Son premier produit breveté, le CG210, a fait l’objet de neuf études cliniques, dont quatre d’efficacité, et vient d’être enregistré pour être distribué au Japon. L’entreprise se prépare à commercialiser sa lotion en direct aux Etats-Unis et au Brésil et via un grand partenaire en Europe. En parallèle, elle prépare un essai clinique pour une application destinée aux patients traités par chimiothérapie.

Contact: Saad Harti, s.harti@legacyhealthcare.ch

5. Sophia Genetics

Montant recherché: 5 millions de francs

La démocratisation du séquençage génétique (environ 5000 francs pour une analyse) est en train de créer un nouveau marché pour le diagnostic dans les hôpitaux et les laboratoires. Il faut cependant sécuriser (et rendre anonymes) les données puis les analyser avec des outils standards de bioinformatique. C’est le modèle qu’a choisi Sophia Genetics. Il a déjà séduit plusieurs grands hôpitaux suisses, de même qu’Unilabs. Le marché du diagnostic génétique est estimé à 500 millions d’euros en 2015 en Europe.

Contact: Jurgi Camblong, jcamblong@sophiagenetics.com

6. Amal Therapeutics

Montant recherché: 1 million de francs

Cofondée l’an dernier par Madiha Derouazi et Patrick Nef, Amal développe une nouvelle classe de vaccins thérapeutiques contre le cancer. Sur la base de peptides ayant la possibilité de pénétrer les cellules et de plusieurs antigènes cibles, cette technologie stimule le système immunitaire dans la lutte contre les tumeurs. Après de bons résultats sur les souris, l’entreprise doit développer ses peptides vecteurs avant d’entrer en phase préclinique d’ici à une année.

Contact: Madiha.derouazi@amaltherapeutics.com

Recommandé par Andréa Pfeifer

Medtech

 

7. Abionic

Montant recherché: 6 millions de francs

Idéalement positionnée à la croisée des nanotechnologies et des sciences de la vie, Abionic développe de nouveaux outils diagnostics afin que les soignants puissent détecter, vite et pour pas cher, aujourd’hui les allergies et demain d’autres pathologies. L’entreprise a déjà levé 2,6 millions de francs pour se développer et obtenir le sésame européen du marquage CE. Elle doit maintenant financer la commercialisation de son abioSCOPE.

Contact: nicolas.durand@abionic.com

Recommandé par Andréa Pfeifer et Jean-Claude Biver

8. Aeon Scientific

Montant recherché: 4 millions de francs

Aeon démarre la commercialisation d’une technologie de l’EPFZ qui guide électromagnétiquement un cathéter à l’intérieur des vaisseaux et du cœur afin de traiter les arythmies. L’objectif est de rendre la chirurgie cardiaque plus simple et moins invasive. La technologie a le potentiel de s’appliquer à d’autres domaines, comme la neurochirurgie ou la délivrance ultraciblée de médicaments. Validé chez l’animal, son prototype est en phase de développement final pour un essai clinique chez l’homme.

Contact: Dominik Bell, dbell@aeon-scientific.com

9. Perfusal

Montant recherché: 500 000 francs

Suite à une hospitalisation, Julien Arn se rend compte que le système de fixation des perfusions dans les hôpitaux reste relativement archaïque. Le technicien jurassien se lance dans la mise au point d’un bracelet pour fixer les perfusions, InfuClip, qu’il brevette. Il trouve un partenaire industriel en Argovie pour la production. La commercialisation vient de débuter en Suisse, Belgique et Autriche.

Rien qu’en Suisse, quelque 12 millions de perfusions sont effectuées chaque année. L’entreprise a besoin d’investir dans des machines pour augmenter sa production.

Contact: Julien.arn@perfusal.ch

Recommandé par Jean-Claude Biver

10. Erib

Montant recherché: 1,5 million de francs

La start-up bernoise développe une technologie d’analyse bon marché de la nourriture que nous absorbons. Les capteurs de ses bracelets WeLox et de ses montres BMI-Watch mesurent notre rythme d’absorption comme la nature de nos aliments et les retransmettent sans fil à une base de données pour fournir des conseils pour manger mieux et plus lentement.

Dans un second temps, l’entreprise développe une sonde ingérable pour mesurer les fluides dans l’estomac afin de diagnostiquer ou d’améliorer le traitement du diabète de type 2 ou de lutter contre l’obésité.

Contact: Erwin Richard, richer@eribch.com

11. MiniNaviDent

Montant recherché: 300 000 francs

Sur la base d’études de faisabilité effectuées à l’hôpital universitaire de Bâle, MiniNaviDent entend commercialiser d’ici à deux ans un système de caméra stéréoscopique pour le guidage en 3D de la pose d’implants dentaires. Sur les 7 millions d’implants dentaires posés chaque année en Europe, au moins 300 000 nécessitent ce degré de précision.

Contact: frank.berlinghoff@dsi-huber.de

Recommandé par Jean-Claude Biver

12. Aleva Neurotherapeutics

Montant recherché: 10 millions de francs

Aleva développe des technologies brevetées d’implants pour la stimulation profonde du cerveau. Utilisées par exemple dans le traitement de la maladie de Parkinson, ces technologies forment déjà un marché de 450 millions de dollars, en croissance de 25% par an. Atteignant un degré de précision sans précédent, les implants d’Aleva ont un fort potentiel dont témoigne la présence de cadres de grands groupes (Medtronic, Boston Scientific) au conseil.

L’entreprise vient de démarrer un petit test à l’Hôpital de l’Ile à Berne, qui prépare deux grands essais sur l’homme pour ses produits en 2014.

Contact: Jean-Pierre Rosat: jp@aleva-neuro.com

Recommandé par Andréa Pfeifer et Fabrice Delaye

13. Augurix

Montant recherché: 2,5 millions de francs

Augurix reproduit au chevet du patient des tests de diagnostic pour la gastroentérologie normalement réalisés en laboratoire. Son premier produit, Simtomax, permet le dépistage précoce de la maladie cœliaque (intolérance au gluten) qui frappe plus de 1% de la population mais n’est que rarement diagnostiquée. Distribué dans plus de 15 pays en Europe, ce test est en cours d’enregistrement aux Etats-Unis. Augurix développe avec l’ETHZ de nouveaux biomarqueurs pour le diagnostic précoce des maladies inflammatoires de l’intestin.

Contact: Thierry Duvanel, thierry@augurix.com

Recommandé par Carlos Moreira, Andréa Pfeifer et Fabrice Delaye

Cleantech

 

14. Green Motion

Montant recherché: 3 millions de francs

Pour s’imposer, les véhicules électriques ont besoin de stations de recharge. En 2009, François Randin et Christophe Millet créent Green Motion à Bussigny-près-Lausanne pour concevoir, produire au travers d’un réseau de sous-traitants suisses et distribuer de telles stations. Après la création d’un site pilote à l’EPFL, Green Motion a plus de 30 clients commerciaux, comme Medtronic et SwissRe, et a doublé son chiffre d’affaires en 2012.

Leader en Suisse, l’entreprise démarre son internationalisation en commençant par la France et l’Angleterre.

Contact: François Randin, françois@greenmotion.ch

Recommandé par Fabrice Delaye

15. Grove Boats

Montant recherché: 500 000 francs

Depuis Yvonand, Grove Boats conçoit et commercialise des bateaux électrosolaires et hybrides de 10 à 100 passagers pour le secteur du tourisme et des transports. Une quarantaine de ces navires circulent déjà en Europe et l’entreprise attaque les marchés du Golfe. Alors qu’elle atteint l’équilibre financier, elle doit investir dans une équipe commerciale sur place et dans la réalisation d’un nouveau prototype.

Contact: guy.wolfensberger@grove-boats.com


16. ElectricFeel Mobility Systems

Montant recherché: 500 000 francs

Sachant que 67% des trajets courts sont effectués en voiture, ElectricFeel parie sur le développement du partage des vélos électriques dans les villes. Toutefois, la moitié des coûts des systèmes de partage de vélos comme les Vélib’sont absorbés par la logistique de redistribution des cycles après usage. L’entreprise a donc développé, en collaboration avec l’ETHZ, un logiciel qui diminue ces coûts pour les collectivités publiques et les entreprises.

Le système est testé à Zurich et dans deux villes étrangères avant un déploiement international.

Contact: Moritz Meenen, moritz@electricfeel.com

17. Geroco

Montant recherché: 3 millions de francs

Geroco a créé Ecowizz pour fournir aux distributeurs d’électricité et de gaz et à leurs clients un site web capable de réduire de plus de 15% la consommation d’énergie en gérant des milliers de prises et de compteurs intelligents ainsi que des thermostats connectés. Après avoir convaincu des partenaires comme les SIG et Romande Energie, l’entreprise s’internationalise avec des contrats avec Veolia en France et Green Energy Options en Grande-Bretagne.

Contact: michael.dupertuis@ecowizz.net

Recommandé par Jean-Claude Biver

18. World Climate Credit

Montant recherché: 1 million de francs

Si le marché officiel des crédits carbone est en capilotade, celui des crédits carbone sur une base volontaire (l’achat de compensation pour un vol en avion, par exemple) atteint un chiffre d’affaires estimé à 400 millions de dollars. C’est sur ce segment que se situe MySollars. L’application développée depuis Morges permet aux particuliers comme aux entreprises de gagner des crédits carbone. Il lui faut atteindre un important volume d’utilisateurs pour générer des revenus.

Contact: miguel.molina@mysollars.com

19. Softcar

Montant recherché: 4 millions de francs

Fondée par des anciens de SwatchMobile, Softcar a fait le pari non seulement de la mobilité électrique mais aussi de l’utilisation massive de matériaux renouvelables. L’entreprise a développé avec le groupe Total un véhicule à trois roues qui a évolué vers une voiture urbaine à 4 places. Suite à des crash tests positifs et à une levée de fonds de 15 millions auxquels il en manque encore 4, l’industrialisation, dans une usine pilote en Suisse et une autre à Shanghai, est prête à débuter pour une commercialisation espérée dans un an.

Contact: François Vuille, vuille@softcar.ch

Recommandé par Pierre Chappaz et Fabrice Delaye

20. GreenTEG

Montant recherché: 2 millions de francs

Notre environnement est plein de petites quantités d’énergie qu’il devient possible de moissonner. Sur la base de recherches conduites à l’ETHZ, GreenTEG commercialise et développe des dispositifs électroniques qui tirent leur électricité des variations de température. Il s’agit de très petites quantités d’électricité, mais elles suffisent pour alimenter des réseaux de capteurs qui n’ont ainsi plus besoin de batteries ni de fils pour effectuer leurs relevés et les communiquer.

Rien que pour la technologie thermoélectrique, ce marché est estimé à 1 milliard de dollars d’ici à dix ans.

Contact: Wulf Glatz, info@greenTEG.com

21. Voltitude

Montant recherché: 500 000 francs

Il se vend chaque année 100 millions de vélos dans le monde, dont un quart sont électriques. C’est pour capter ce dernier marché émergent en Europe que Voltitude a lancé le V1, le seul vélo électrique que l’on peut plier d’une main et en une seconde afin de le ranger facilement. Fruit d’une collaboration avec l’ECAL, ce vélo aux roues de scooter et équipé de freins à disque est particulièrement adapté au manque d’espace dans les villes. Pour grandir, Voltitude a besoin d’investir afin de se constituer un stock et se faire connaître.

Contact: Eric Collombin, contact@voltitude.com

Recommandé par Abir Oreibi et Pierre Chappaz

22. eSMART

Montant recherché: 1 million de francs

Spin-off de l’EPFL, eSMART a inventé un système de domotique qui repose sur de petits modules encastrables directement derrière les prises et les interrupteurs afin de contrôler, via la transmission d’informations sur le réseau électrique, les lumières et le chauffage avec une tablette ou un portable. Ce système équipera 250 logements de l’écoquartier en construction Eikenott à Gland. L’entreprise négocie le déploiement de sa solution dans l’ancien.

Contact: fabrizio.loconte@myesmart.com


23. 
Catecar

Montant recherché: 4 millions de francs

La Libellule conçue par Catecar est un véhicule électrique hybride équipé d’un toit solaire réalisé en collaboration avec le PV-Lab de Neuchâtel. Il est doté d’un moteur thermique miniaturisé dont une version consommant un litre aux 100 km est en développement à la Haute Ecole Arc. Le modèle de l’entreprise repose sur la vente de licences à des producteurs décentralisés opérant de petites usines – la première devrait démarrer ce printemps en Tunisie.

Contact: Henri-Philippe Sambuc, catecar@catecar.ch

Recommandé par Carlos Moreira et Abir Oreibi

24. CleanFizz

Montant recherché: 1,2 million de francs

La neige au nord et le sable au sud diminuent les rendements des panneaux solaires. CleanFizz a développé des électrodes qui s’intègrent au verre pour créer des vagues électrostatiques et rendre les panneaux autonettoyants. Dans les grands parcs, le surcoût induit par cette technologie est largement compensé par le coût des alternatives existantes. CleanFizz est en pourparlers avec de grands groupes verriers.

Il lui faut investir dans des équipements pour préparer des essais-pilotes et la commercialisation de sa technologie au Moyen-Orient.

Contact: george.mckarris@cleanfizz.com

Recommandé par Jean-Claude Biver

Luxe, industrie agroalimentaire

 

25. SpirAlps

Montant recherché: 550 000 francs

Connue pour ses propriétés nutritionnelles, la microalgue spiruline est consommée habituellement sous forme de pastilles. La start-up valaisanne SpirAlps en a fait une boisson fonctionnelle. Distribuée en exclusivité en Suisse par la société Emmi Frisch-Service depuis septembre dernier, elle est disponible dans une centaine de points de vente, en test chez Manor, et sera bientôt en vente sur leshop.ch. SpirAlps souhaite investir pour développer le marché suisse.

Contact: Yannick Lesbros, ylesbros@spiralps.ch

Recommandé par Carlos Moreira, Pierre Chappaz, Andréa Pfeifer et Abir Oreibi 

26. Winterthur Instruments

Montant recherché: 2 millions de francs

L’application de poudre ou de liquide sur un produit (coating) est un marché de plus de 50 milliards d’euros dans le monde et qui mobilise 10 000 lignes de production rien qu’en Europe. Spin-off de l’Université des sciences appliquées de Zurich, Winterthur Instruments a breveté une technologie pour mesurer la qualité de ces processus dans des industries rendues sensibles tant aux coûts qu’à l’impact environnemental de ces revêtements.

Avec l’aide de ses partenaires Akzo Nobel et Wagner, l’entreprise entre en phase de commercialisation.

Contact: andor.bariska@winterthurinstruments.ch

27. Scientific Visual

Montant recherché: 600 000 francs

Plus de 60% des montres suisses sont équipées de verres de qualité saphir. Lors de la production, 15% des verres sont rejetés pour des défauts repérés après polissage. Scientific Visual a mis au point des liquides optiques qui détectent en amont ces défauts, générant ainsi d’importantes économies. Le procédé est actuellement encapsulé dans un robot capable de vérifier 5000 verres par jour. Cette technologie a aussi le potentiel de s’appliquer dans l’industrie des semi-conducteurs pour le contrôle de qualité des leds bleues.

Contact: Ivan.Orlov@scientificvisual.ch

28. PumpTire

Montant recherché: 1,5 million de francs

Benjamin Krempel, un ingénieur américain établi à Genève, a mis au point le premier pneu de vélo qui se regonfle en roulant. Une valve collée sur la circonférence injecte de l’air dans la chambre grâce à la pression du pneu sur la route. Protégée par six brevets, cette invention est partie à l’assaut du marché des 900 millions de chambres à air vendues chaque année dans le monde.

Le fonds de capital-risque allemand Gründerfonds a investi 500 000 euros dans l’entreprise, qui cherche à compléter ce financement pour développer ses prototypes avant le lancement commercial en 2014.

Contact: Benjamin Krempel, bkrempel@pumptire.com

29. JMC Lutherie

Montant recherché: 1,8 million de francs

Maître luthier à la vallée de Joux, Jeanmichel Capt s’est associé à la spécialiste du marketing Céline Renaud pour créer une entreprise de luxe originale: une manufacture d’enceintes acoustiques en bois d’harmonie et de supports de résonance pour montres à sonnerie et guitares. Son Soundboard – un haut-parleur en épicéa – tire sa croissance (+40% en 2012). L’entreprise cherche des partenaires pour se faire connaître internationalement. Pour cela, elle a besoin d’investir et de s’appuyer sur un réseau de distribution existant.

Contact: celine.renaud@jmclutherie.com

Recommandé par Pierre Chappaz 

Internet & mobile

 

30. BugBuster

Montant recherché: 1 million de francs

Quelque 8 millions de développeurs d’applications dans le monde consacrent la moitié de leur temps à tester leurs logiciels pour en déceler les bugs sans toujours les éliminer. A l’EPFL, Olivier Crameri a mis au point un programme qui simule les comportements des utilisateurs pour automatiser ces tests et réduire d’un facteur 10 le temps à y consacrer. BugBuster vient de lancer ce logiciel en version bêta privée et compte une soixantaine d’entreprises intéressées.

Elle cherche des fonds pour construire une infrastructure adaptée au lancement commercial.

Contact: olivier.crameri@bugbuster.com

Recommandé par Carlos Moreira et Abir Oreibi

31. Skeeble

Montant recherché: 500 000 francs

Beaucoup de PME, de boutiques, de petits lieux d’événements et d’indépendants voudraient pouvoir développer une application mobile pour eux-mêmes ou leurs clients mais sont rebutés par les prix des agences. Skeeble a créé pour eux le do-it-yourself de l’application mobile: une plateforme internet pour créer et tester, sans compétence informatique, une app et ne payer que lorsqu’elle est accessible depuis l’App Store et Google Play.

Conscient que le volume est nécessaire à son succès, Skeeble fait passer ce service de 2500 francs par an à 50 francs par mois.

Contact: Xavier Bertschy: xbertschy@skeeble.com

32. 3db Technologies

Montant recherché: 900 000 francs

Les systèmes d’accès aux voitures sans clé (une puce identifie le conducteur quand il s’approche de son véhicule) se généralisent chez les constructeurs comme Toyota;
18 millions de nouveaux véhicules devraient être équipés de ce système Keyless en 2016. Une équipe d’informaticiens de l’ETHZ a cependant identifié une faille de sécurité dans la technologie. Elle a créé 3db pour commercialiser une solution qui la sécurise complètement. L’entreprise est en pourparlers avec des constructeurs pour implémenter sa solution.

Contact: Boris Danev, bdanev@3db-technologies.com

33. Koemei

Montant recherché: 1 million de francs

Koemei fait entrer dans le monde économique plus de huit ans de recherche sur la reconnaissance vocale au sein de l’institut Idiap, de Martigny. Sa technologie distingue simultanément les voix de plusieurs orateurs et en transcrit les paroles sous forme de textes, indexe ces derniers et crée des sous-titres lorsqu’il s’agit de vidéos. L’entreprise vient d’être sélectionnée par le géant de la formation en ligne Udemy et diverses universités américaines pour leurs cours.

Elle a besoin de fonds pour grandir et s’imposer sur un marché estimé à 20 milliards de dollars dans le monde dont 3 rien que pour l’éducation.

Contact: temitope.ola@gmail.com

Recommandé par Abir Oreibi et Jean-Claude Biver

34. Aicue

Montant recherché: 1,2 million de francs

Aicue a développé une solution de montage de clips vidéo personnalisés à partir d’une plateforme sur internet. Gratuite dans sa version de base et payante à partir du moment où l’on utilise ses fonctionnalités avancées, la commercialisation de cette application est prévue pour la seconde partie de l’année.

Contact: danil.korchagin@aicue.com

Recommandé par Carlos Moreira

35. Nhumi Technologies

Montant recherché: 2 millions de francs

Faute de standard, les données informatiques restent sous-employées dans le monde de la santé. Chez IBM puis avec la création du spin-off Nhumi, André Elisseeff et Ulf Holm Nielsen développent des outils informatiques pour la gestion des données du patient chez les médecins, conseillent les cliniciens des pharmas dans ce domaine et surtout offrent aux patients la plateforme Healthcorpus en mode basique ou premium pour stocker et gérer facilement leurs informations médicales.

Contact: André Elisseeff, andre@nhumi.com

36. AgriCircle

Montant recherché: 500 000 francs

Les agriculteurs ont l’habitude de vendre leurs produits via des coopératives. AgriCircle leur propose l’achat groupé des semences, fertilisants et produits phytosanitaires via une communauté internet avec des rabais estimés entre 10 et 20%. Créée par Peter Fröhlich, un jeune agriculteur qui a aussi un MBA de Saint-Gall, cette plateforme d’achat collaboratif et d’informations ciblées servira à collecter d’énormes quantités de données pour les revendre aux Syngenta, Bayer et autre John Deere, mais aussi à terme aux marchés financiers.

Contact: Peter Fröhlich, peter@agricircle.com

Recommandé par Fabrice Delaye

37. Faceshift

Montant recherché: 500 000 francs

Faceshift commercialise depuis novembre dernier une technologie développée à l’EPFL pour animer, en temps réel, le visage des avatars des mondes virtuels tels que les jeux Call of Duty ou World of Warcraft, et potentiellement demain les réseaux sociaux. Une webcam capture les mouvements et les expressions du visage de l’utilisateur et les transcrit sur son personnage virtuel. En test dans différents studios, cette technologie demande d’autres développements afin d’être intégrée facilement dans des applications existantes.

Contact: thibaut.weise@faceshift.com

38. 42matters

Montant recherché: 1 million de francs

42matters a lancé, fin 2011 puis en septembre dernier, deux outils qui permettent de découvrir des applications sur la base des recommandations de ses réseaux sociaux ou de listes créées par des utilisateurs tiers dans la jungle du système Android. AppAware et Playboard ont attiré plus de 100 000 utilisateurs actifs. L’entreprise tirant ses revenus de la promotion d’applications, elle doit investir pour faire croître cette base.

Contact: Andrea Girardello, andrea@appaware.com

Recommandé par Carlos Moreira

39. Klewel

Montant recherché: 300 000 francs

Sur la base de recherches à l’institut Idiap, Klewel a inventé le procès-verbal 2.0. Sa solution capture l’ensemble des informations liées à des présentations (images, voix, «slides») puis les classe et les diffuse sur le web afin de les rendre interactives. Klewel a rapidement séduit des clients comme l’Unicef et Nestlé. Elle multiplie les accords avec les entreprises, les centres de congrès, les organisateurs d’événements et même les conseils d’élus mais doit investir pour s’internationaliser.

Contact: mael.guillemot@klewel.com

Recommandé par Abir Oreibi

40. TrekkSoft

Montant recherché: 2 millions de francs

Selon le consultant PhoCusWright, le marché du trekking représente 80 milliards de dollars par an dans le monde. Sur ce segment, TrekkSoft a construit un site de booking qui a généré un chiffre d’affaires de 5 millions de francs l’an dernier pour la centaine de tour operators qui y proposent leurs randonnées, safaris et autre varappe. Avec une commission brute de 6% sur chaque vente, elle doit maintenant investir dans le marketing pour consolider son leadership.

Contact: Philippe Willi, philippe@trekksoft.com

Recommandé par Andréa Pfeifer

41. Quantesys

Montant recherché: 2,5 millions de francs

Après vingt ans d’expérience dans le secteur bancaire, Nader Erfani a fondé Quantesys pour introduire la finance comportementale (tenant compte du sentiment des investisseurs) dans des modèles informatisés d’investissement.

Son algorithme, qui se décline sous la forme d’un «cockpit» internet plutôt destiné aux professionnels et d’une application mobile grand public, identifie des informations sur la psychologie des investisseurs à propos d’un actif et en extrait une suggestion qui va souvent contre le consensus avant qu’il ne change.

Contact: Nader Erfani, nerfani@quantesys.com

42. Memoways

Montant recherché: 150 000 francs

Dans le cadre de ses études postgrades en cinéma, Ulrich Fischer a développé des logiciels qui associent du contenu audiovisuel puisé dans des archives à l’itinéraire individuel et géolocalisé du propriétaire d’un smartphone. L’utilisateur a la possibilité de mettre des filtres pour personnaliser la narration associée à chaque itinéraire, comme une promenade au hasard de la Genève financière ou du Milan de la mode.

Memoways vise le lancement de cette application gratuite cet été avec un modèle freemium pour ses utilisateurs pros tels que musées, villes ou régions.

Contact: ulrich.fischer@memoways.com

Recommandé par Carlos Moreira et Abir Oreibi

43. Origondo

Montant recherché: 250 000 francs

C’est en développant son entreprise de sacs à dos high-tech Seizpacks que Marco Seiz a découvert la force du crowdsourcing, soit de l’externalisation de certaines fonctions de l’entreprise, comme la comptabilité ou le design, à une «foule de professionnels» mis en concurrence. Du coup, il a l’idée de créer la plateforme d’appel d’offres Origondo afin que les PME comme les individus puissent poster leurs projets ou offrir leurs services tout en sécurisant la facturation.

L’entreprise zurichoise a obtenu sa certification d’intermédiaire financier en 2012 et vise l’Europe.

Contact: info@origondo.com

Recommandé par Carlos Moreira & Abir Oreibi

44. Mirasense

Montant recherché: 3 millions de francs

Mirasense a développé Scandit, une technologie de lecture des codes-barres des produits à partir de la caméra d’un téléphone portable, même de faible qualité. L’entreprise a construit en parallèle une base de données de 25 millions de produits afin que le consommateur puisse obtenir les informations sur la composition, l’origine ou le prix de l’article scanné. Son modèle consiste à vendre sous licence cette technologie à des centaines de développeurs d’applications et à revendre ses données anonymes à de grands distributeurs.

Contact: Christof Roduner, info@scandit.com

Recommandé par Andréa Pfeifer et Abir Oreibi

45. KeyLemon

Montant recherché: 2,7 millions de francs

Spin-off de l’institut Idiap, KeyLemon a créé un logiciel pour accéder à sa session Windows ou Mac via la reconnaissance faciale. Depuis son lancement en 2009, cette application a été téléchargée des millions de fois et l’entreprise a des accords avec des fabricants de PC, comme Fujitsu, qui la préinstallent sur leurs matériels.

Elle licencie également sa technologie via la plateforme de développement d’applications d’Intel afin de l’intégrer dans des solutions informatiques existantes, par exemple pour authentifier un candidat à un examen en ligne.

Contact: Gilles Florey, gilles@keylemon.com

Recommandé par Abir Oreibi

46. inZair

Montant recherché: 500 000 francs

De Genève, InZair réinvente le SMS en lui ajoutant la géolocalisation. Sa technologie permet de laisser un message, le ZMS, qui ne sera livré que si le propriétaire d’un certain numéro de portable entre dans une zone prédéterminée par l’expéditeur et/ou à une heure choisie. Disponible sur l’App Store comme sur Android, l’application intéresse les marques, à commencer par un grand distributeur romand qui s’apprête à la déployer pour ses promotions.

Contact: nourredine.rouibah@inzair.com

Recommandé par Fabrice Delaye

électronique

47. RAPT Touch

Montant recherché: 10 millions de francs

Les technologies tactiles connaissent un succès sans précédent, mais les senseurs capacitifs qui équipent smartphones et tablettes deviennent trop chers lorsque les écrans grandissent. A Lausanne, RAPT Touch, une entreprise pilotée par des anciens de Logitech, peaufine une technologie tactile sur la base d’une émission d’infrarouge destinée à équiper les écrans de 10 pouces et plus rendus compatibles au tactile par Windows 8.

En discussion avec de grands fabricants, l’entreprise doit embaucher des ingénieurs pour industrialiser ses process avant un lancement en 2014.

Contact: Jean-Claude Etter, jc@rapttouch.com

Recommandé par Abir Oreibi, Andréa Pfeifer et Fabrice Delaye

48. Tabrasco

Montant recherché: 5 millions de francs

Fondée par une équipe de six ingénieurs et trois experts du sport, Tabrasco a breveté un système confortable et facile à utiliser pour mesurer le rythme cardiaque à partir des variations de la couleur du corps. En septembre 2012, la start-up d’Yverdon a fait sa première apparition à la télévision en transmettant le rythme cardiaque des finalistes de la Coupe du monde de tir à l’arc à Tokyo. Ses premières séries industrielles sortent ce trimestre.

Elle cherche des fonds pour conquérir un marché estimé à 2,5 milliards de francs en mettant en place un réseau de distribution et en déclinant ses produits pour chaque sport.

Contact: anne.baylon@tabrasco.com

49. Secu4

Montant recherché: 1,5 million de francs

La start-up sierroise a développé une technologie qui permet à un objet (bagage, portefeuille, laptop) équipé d’une petite carte de se connecter via Bluetooth à un téléphone. Dès qu’une distance paramétrable jusqu’à 30 mètres s’installe entre l’objet et le téléphone, une alarme se déclenche afin d’éviter un vol ou un oubli.

En phase de développement avec le CSEM pour d’autres applications (enfants, animaux domestiques…) et pour plus de miniaturisation, Secu4 a déjà mis en place un réseau de distributeurs globaux et négocie avec des maroquiniers.

Contact: ralph.rimet@secu4.com

Recommandé par Fabrice Delaye

50. L.E.S.S.

Montant recherché: 4,2 millions de francs

La plupart des écrans demandent un rétroéclairage à base de leds dont la consommation et le prix augmentent drastiquement avec la taille et la qualité de résolution. Spin-off de l’EPFL, L.E.S.S. a developpé un système de rétroéclairage dans lequel une seule fibre nanostructurée de la taille d’un cheveu humain remplace une centaine de leds. Cela permet la conception d’écrans plus fins et moins gourmands en énergie, au point que la vitesse du processeur peut être doublée avec la même batterie.

Contact: yann.tissot@less-optics.com

Fabrice Delaye
Fabrice Delaye

JOURNALISTE

Lui écrire

Fabrice Delaye a découvert Internet le 18 juillet 1994 sur les écrans des inventeurs du Web au CERN. La NASA diffusait ce jour-là les images prises quasi en direct par Hubble de la collision de la comète Shoemaker-Levy sur la planète Jupiter…Fasciné, il suit depuis ses intuitions sur les autoroutes de l’information, les sentiers de traverse de la biologie et étend ses explorations de la microélectronique aux infrastructures géantes de l’énergie.

L’idée ? Montrer aux lecteurs de Bilan les labos qui fabriquent notre futur immédiat; éclairer les bases créatives de notre économie. Responsable de la rubrique techno de Bilan depuis 2006 après avoir été correspondant de L’Agefi aux Etats-Unis en association avec la Technology Review du MIT, Fabrice Delaye est diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris et de l’EPFL.

Membre du jury des SwissICT Awards, du comité éditorial de la conférence Lift et expert auprès de TA-Swiss à l’Académie Suisse des Arts et des Sciences, Fabrice Delaye est l’auteur de la première biographie du président de l’EPFL, Patrick Aebischer.

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