Bilan

«Qu’importe le genre, il importe de soutenir les meilleurs entrepreneurs»

Le 1er septembre, Juliana Pantet prendra la direction d’Y-Parc. Une femme de poigne qui croit aux networking et à la renommée justifiée d’Y-Parc.

Elle est née à Yverdon-les-Bains, mais c’est dans la Silicon Valley et dans le monde de l’entrepreneuriat dans lequel Juliana Pantet a construit tout son parcours professionnel. Après un doctorat de droit à San Francisco, elle était déléguée commerciale au Consulat général du Canada dans la mégalopole californienne puis manager auprès du fonds d’investissement Beehive Holdings, à San Francisco et Vancouver. En 14 ans sur place, elle a assisté à la concentration des talents dans la Valley. Un parcours, une personnalité et un réseau qui ont unanimement séduit le conseil d’administration d’Y-Parc, qui regroupe aujourd’hui 150 entreprises et 30 start-ups.

Bilan: Qu’est-ce que la Silicon Valley vous a appris ? Juliana Pantet: La Silicon Valley met en évidence lanécessité d’être compétitif. Les start-ups doivent innover vite, lancer leurs produits et services très rapidement. Certaines startups ont eu des produits excellents mais des compétiteurs plus rapides... La Silicon Valley est privilégiée car elle concentre tous les talents et les ressources nécessaires. Vous connaissez l’entrepreneuriat là-bas, comment le dynamiser ici ? J.P.: Ce qui est important c’est tout d’abord l’échange entre les fondateurs d’entreprises dans des marches similaires a différents niveaux (startups, PME, multinationales) et d’apprendre des uns des autres. Dans le fond ou je travaillais, nous accordions beaucoup d’importance au coaching et au ‘matchmaking’. En effet, c’est un grand atout pour un nouvel entrepreneur de profiter de l’expérience d’un chef de PME et pour le chef de PME de trouver de nouvelles façons d’innover.  Y-Parc est une plateforme idéale à cet égard. Quels sont vos objectifs à court terme ? J.P.: Dans l’immédiat, je me réjouis de rencontrer mon équipe, les entreprises associées et les partenaires d’Y-Parc. Lire aussi: Les start-up suisses entrent dans le territoire des licornes Et à long terme ? J.P.: Y-Parc a de nombreux partenariats tel que la HEIGVD ; celle-ci détient de nombreux talents qui ont la possibilité d’être recruté par les locataires d’Y-Parc. Faciliter le recrutement et la rétention des talents est une clé du succès des entreprises. Il faudra donc poursuivre nos échanges avec la Haute Ecole d’Ingénieurs du canton, mais aussi encourager les partenariats avec d’autres acteurs en Suisse et à l’international. Le fonds d’investissement pour lequel vous avez travaillé mise particulièrement sur les femmes, vous vous retrouvez dans cette tendance? J.P.: Il y a quatre ans environ, un mouvement est né dans la Silicon Valley pour soutenir les femmes entrepreneurs. La raison principale est en fait basée sur les statistiques aux USA et au Canada: 85% des achats en ligne sont faits par les femmes. Mais, à titre personnel, je ne crois pas qu’il faille tenir compte du critère « homme / femme » mais de soutenir les meilleures entrepreneurs qu’importe le genre.  
Camille Andres

JOURNALISTE

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