Bilan

Les femmes présentes dans le gaming: un loisir plus qu’un métier

Les femmes sont encore sous-représentées dans le jeu vidéo, et ce de la création à la compétition. Pourtant, les gameuses sont aussi nombreuses que les hommes.
Le milieu du gaming se diversifie toujours plus chaque année, la moitié des hommes et des femmes disent jouer aux jeux vidéo mais la parité du genre est loin d’être atteinte. Du développement des jeux aux tournois internationaux, les joueuses sont en minorité. Dans le milieu de l’eSport, les professionnelles se comptent sur les doigts de la main et quelques streameuses (des filles qui diffusent leurs parties en ligne) se font parfois taxer d’e-girls. Un terme utilisé pour désigner les «fausses joueuses» qui utilisent les jeux vidéo pour attirer l’attention. Le baromètre des jeux vidéo en France (SNJV) comptait 14% de femmes dans les studios de développement l’an dernier. Depuis quelques années, l’industrie a toutefois connu une nette amélioration de l’intégration des femmes. Leur présence durant les tournois est désormais évidente, grâce notamment à des figures du jeu vidéo comme Kayane. Elle est habituée des podiums sur Soul Calibur, un jeu de combat nerveux. La joueuse est également ambassadrice eSport pour Orange. Elle se déplace régulièrement en convention, en France comme en Suisse. Elle s’est notamment rendue à la Geneva Gaming Convention. La perception des femmes dans le streaming a elle aussi changé. Les plus regardées au début de la plateforme de streaming Twitch? Celles aux décolletés imposants, qui prenaient davantage de place à l’écran que le jeu vidéo lui-même. Ce phénomène a poussé d’autres femmes à se lancer dans l’aventure, dans le but de créer un contenu qui leur plaît. «J'avais l'impression qu'aucune fille en streaming n'était naturelle. Elles se regardaient tout le temps, elles se recoiffaient, prenaient des poses pour boire, parler, attendre» raconte Lauriane «Diabalzane» Aveline, elle-même employée dans un studio indépendant de jeu vidéo et streameuse. Elle nuance: «Je ne porte pas de jugement de valeur. Ce n'est ni bien, ni mal, ça trouve son public et ça fonctionne. Ce n’est juste pas mon truc». Aujourd’hui, le paysage du streaming est bien plus diversifié. Grâce au règlement de Twitch qui interdit la nudité, mais aussi au développement du streaming en général, qui attire toujours plus de monde. En moyenne, ce sont plus de 800’000 spectateurs qui regardent chaque jour des tournois ou des joueurs pour se divertir. L’eSport - ou sport électronique - contribue également à la propagation de la bonne image du gaming. Fini la réputation de l’adolescent qui ne sort pas de sa chambre, les personnes s’efforcent de montrer les aspect positifs du hobby. Si les joueurs et structures veulent être pris au sérieux, ils se doivent de respecter toutes les personnes intéressées par le milieu. Quant à la représentation des femmes dans les jeux eux-mêmes, plusieurs chemins apparaissent. Lara Croft, héroïne de la saga Tomb Raider, a par exemple connu passablement de changements, pour en revenir à un personnage plus humain. [caption id="attachment_1121" align="alignnone" width="300"] @illucifer a montré l’évolution de Lara Croft en images.[/caption] Des jeux comme Mirror’s Edge et Horizon Dawn ont également une femme pour protagoniste. The Guardian écrivait dans une critique à propos d’Horizon Dawn: «Cependant, pour ce qui nous paraissait être la première fois depuis des années, nous avons une femme protagoniste qui n’est pas sexualisée du tout». Le problème des personnages féminins trop sexy n’a pas disparu pour autant, puisque dans de nombreux jeux de rôles, les armures sont légères. Les femmes sont nombreuses à dénoncer les tenues qui révèlent presque toutes les parties du corps. D’autant plus lorsque les personnages masculins disposent eux de protections complètes. https://twitter.com/LolMrSquirrel/status/303825725453135872
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Rebecca Garcia

JOURNALISTE À BILAN

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Rebecca Garcia a tout juste connu la connexion internet coupée à chaque téléphone. Elle a grandi avec la digitalisation, l’innovation et Claire Chazal. Elle fait ses premiers pas en journalisme sportif, avant de bifurquer par hasard vers la radio. Elle commence et termine ensuite son Master en journalisme et communication dans son canton de Neuchâtel, qu’elle représente (plus ou moins) fièrement à l’aide de son accent. Grâce à ses études, elle découvre durant 2 mois le quotidien d’une télévision locale, à travers un stage à Canal 9.

A Bilan depuis 2018, en tant que rédactrice web et vidéo, elle s’intéresse particulièrement aux nouvelles technologies, aux sujets de société, au business du sport et aux jeux vidéo.

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