Bilan

Casser les codes en leur apprenant le codage

Pas moins de 50 jeunes filles, âgées de 9 à 12 ans, recevront ce samedi leur attestation de formation au codage développés à l’EPFL et dispensés à la HES-SO Genève.

Les jeunes en formation ont entre 9 et 12 ans.

Crédits: EPFL

A l’heure où la parité homme-femme occupe tous les esprits, une formation pour enfants tente d’effacer la barrière du genre dans les métiers de l’informatique. «Internet et Code pour les filles» est un cours élaboré en 2003 par l’EPFL et prodigué par de nombreuses institutions présentes sur l’ensemble de la Suisse.

Un semestre de découverte

Ce samedi, c’est au tour du canton de Genève de remettre aux dizaines de jeunes filles le fameux papier qui atteste de leur volonté d'en connaître davantage sur le monde du numérique. Durant onze samedis, par tranches de deux heures, ces écolières ont appris en particulier à construire leur propre site internet et à se familiariser avec des outils de codage. Le tout de manière sécurisée et ludique.

Quatrième édition consécutive sur sol genevois, la formation a été organisée en collaboration avec la HES-SO Genève qui propose notamment des Bachelors en informatique à l’Hepia et la HEG. «Pour encadrer les cours, nous engageons des étudiantes qui serviront de modèles pour ces jeunes filles. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs précédemment suivi cette formation», précise Farnaz Moser, directrice du service de promotion des sciences à l’EPFL.

Une population sous-représentée

Via cet apprentissage précoce de la programmation, l’EPFL espère surtout briser les tabous et abolir les préjugés des métiers genrés de l’informatique. «Dans la branche, il y a un réel manque de femmes, que ce soit dans les apprentissages ou au niveau universitaire. A l’EPFL par exemple, nous comptons 30% de femmes parmi la population estudiantine et seulement 15% en filière informatique», constate Farnaz Moser.

Même phénomène du côté de l’HES-SO Genève. «Dans nos écoles, le taux d’étudiantes augmente chaque année dans ce domaine mais on observe un déficit net. Nous sommes encore loin de la parité des sexes», confirme Aline Yazgi, responsable information et communication de la HES-SO Genève. Avant d’ajouter: «C’est pourquoi sensibiliser les personnes dès le plus jeune âge est si important.» L’expérience sera ainsi reconduite et éventuellement renforcée dans le canton de Genève l'année prochaine.

En ce qui concerne les sessions du printemps en Valais et à Lausanne, les cours sont déjà complets mais des inscriptions sont encore disponibles pour les cours à Porrentruy, dans le Jura, en février prochain.

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Julie Müller

Journaliste à Bilan

Lui écrire

Du Chili à la Corée du Sud en passant par l'Egypte, quand cette jeune journaliste de Bilan, férue de voyages, n'explore pas les quatre coins de la planète, elle exerce son autre passion: l'écriture. Après avoir consacré la plupart de ses étés à des stages dans les rédactions de Suisse romande (entre autres 20 minutes, Tribune de Genève, L'Agefi et le Temps), la Genevoise s'est arrêtée deux ans à Neuchâtel pour obtenir son Master en journalisme. A présent bien installée dans les rangs de Bilan, elle aiguise ses armes en écrivant pour le magazine et bilan.ch Curieuse, son champ d'action se veut à peu près aussi vaste que celui de l'économie: Management, innovation, luxe, entreprises, immobilier...

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