Bilan

Une start-up ambitionne de remplacer le bartender

Une start-up française a mis au point un robot bartender capable de réaliser 300 cocktails automatiquement. Elle vise aussi le marché suisse.

«Barmate Infinite» a nécessité trois ans de recherche et un million d’euros de financement.

Crédits: Dr

Morgan Fellous aime sortir avec ses amis le soir pour boire des cocktails. En 2008, le voilà attablé: «Je vois le barman complètement débordé et plaisante avec mes amis en disant «un robot pourrait certainement l’aider». Quand nos mojitos arrivent enfin, ils n’étaient pas très bons.» Cinq ans plus tard, Morgan Fellous recherche sur internet une machine à faire des cocktails.

«Et je ne trouve rien, commente-t-il. Même les Chinois n’y avaient pas pensé! A l’ère de la robotique, il n’y avait rien sur le sujet. L’histoire a commencé comme ça.» Après trois années de recherche et développement et un million d’euros de financement, la petite histoire donne naissance aujourd’hui au «Barmate Infinite». Cette machine reliée à internet est capable de réaliser des cocktails en dosant chaque ingrédient au millilitre près. 

Vendu au prix de 30  000 francs en Suisse, le robot se divise en deux parties: une machine «maître» dédiée aux mojitos et caipirinhas, qui représentent 70% de la demande en cocktails. Et une seconde machine «esclave» où sont stockées 22 bouteilles d’alcool et de jus et sirops. Au total, 300 recettes de cocktails sont préprogrammées dans la machine, réalisées par des professionnels des cocktails. «Nous visons le marché où il n’y a pas de bartenders: les hôtels traditionnels, les bateaux de croisière. Tous les établissements qui ont une licence pour vendre de l’alcool mais qui n’ont pas les moyens de recruter un bartender professionnel.» 

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Des gestes mécanisés peuvent-ils vraiment réaliser de bons cocktails? Surprise: le virgin mojito (sans alcool) réalisé en 35 secondes est bon et parfaitement équilibré. «Le restaurateur a la main pour modifier toutes les recettes de base, explique encore Morgan Fellous. Un de nos clients, restaurateur passionné de whisky, a créé ses recettes à base de whisky qui ne sont pas dans notre catalogue initial.» En six mois, BlendBow a réalisé 800  000 euros de chiffre d’affaires et ambitionne de déployer 150 machines pour atteindre
les 2,5 millions d’euros à fin 2018. 

Nivez C Photoa
Catherine Nivez

JOURNALISTE

Lui écrire

Journaliste en France depuis 1990, d’abord comme reporter et journaliste dans le secteur de la musique, puis dans les nouvelles technologies, internet et l’entrepreneuriat. Après 20 ans en France, j’ai migré en Suisse et à Genève ou je vis et travaille désormais sur ma nouvelle passion: l’alimentation et la santé.

J’ai fait l’essentiel de mon parcours dans l’audiovisuel français (France Inter, France Info, Europe1, ou encore Canal+). Désormais journaliste freelance en Suisse, j’ai signé une série d’articles pour le quotidien suisse-romand Le Temps et travaille désormais pour BILAN où je tiens la rubrique mensuelle « Santé & Nutrition ».

Vous pouvez aussi me retrouver sur mes blogs : www.suisse-entrepreneurs.com, galerie de portraits des entrepreneurs que je côtoie en Suisse, et sur LE BONJUS mon nouveau blog consacré aux jus et à l’alimentation.

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