Bilan

Une majorité des entreprises à Genève sont satisfaites de l'activité

Plus de 80% des entreprises à Genève estiment que la marche des affaires est satisfaisante, voire excellente, selon une étude. Les attentes sont cependant plus nuancées pour l'année prochaine.

Pour les six prochains mois, 79% des entreprises imaginent des affaires satisfaisantes à excellentes. Ce taux s'affaisse pour le second semestre 2015, où elles ne sont plus que 69% à envisager une activité réjouissante.

Crédits: Keystone

Plus de 80% des entreprises estiment que la marche des affaires est satisfaisante, voire excellente, selon la dernière enquête conjoncturelle de la Chambre de commerce, d'industrie et des services de Genève (CCIG) publiée vendredi. Les attentes sont cependant plus nuancées pour l'année prochaine.

"L'optimisme tend (...) à se modérer à partir du second semestre de 2015", avec l'érosion des hausses réelles de salaires et le fléchissement de la masse salariale, a précisé la CCIG qui a réalisé en septembre son enquête conjoncturelle d'automne.

Parmi les points négatifs à l'horizon, "l'après 9 février commence à peser sur le recrutement de personnel étranger", a souligné l'institut en référence au référendum limitant l'immigration en Suisse.

Dans le détail, 50% des entreprises interrogées jugent la marche des affaires "satisfaisante" et 31% l'évaluent "bonne à excellente". Pour les six prochains mois, 79% des entreprises imaginent des affaires satisfaisantes à excellentes. Ce taux s'affaisse pour le second semestre 2015, où elles ne sont plus que 69% à envisager une activité réjouissante.

"Outre la conjoncture internationale, certaines décisions politiques prises en Suisse pénalisent l'économie. Cela a été le cas avec le vote du 9 février. Et les débats actuels sur la fiscalité ouvrent une ère d'incertitude pour les entreprises", a estimé le directeur de la CCIG, Jacques Jeannerat.

Environ 38% des patrons interrogés craignent à l'avenir d'avoir plus de peine à recruter de la main-d'oeuvre en provenance de l'UE.

Les conséquences de cette restriction de main d'oeuvre étrangère sont importantes. 47% des entreprises pensent augmenter la formation du personnel local, 34% craignent de devoir renoncer à des projets de développement et 20% envisagent de sous-traiter à l'étranger. La délocalisation à l'étranger est citée par 11% des répondants.

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