Bilan

SoftBank et Didi Chuxing s'attaquent au taxis japonais

Le géant japonais SoftBank et le Uber chinois Didi Chuxing ont noué un partenariat pour développer des services dès cette année sur le marché japonais des taxis.

Au Japon, où les taxis sont légion, très peu de courses sont actuellement réservées, voire payées via des applications.

Crédits: afp

Le géant des télécoms japonais SoftBank Group et Didi Chuxing, principale application chinoise de réservation de véhicules avec chauffeur, ont annoncé vendredi avoir noué un partenariat pour développer des services dès cette année sur le marché japonais des taxis.

Ils prévoient également "de créer une co-entreprise au Japon", soulignent-ils dans un communiqué, sans dévoiler aucun élément financier de ce partenariat. "Nous discutons encore des détails", a simplement indiqué à l'AFP un porte-parole de SoftBank, déjà actionnaire de Didi Chuxing.

Les deux sociétés souhaitent commencer à tester leurs services "durant l'année" à Osaka, Kyoto, Fukuoka (sud-ouest) et Tokyo, pour in fine "créer une plateforme accessible à tous les opérateurs de taxis japonais".

L'objectif est "d'utiliser les technologies avancées d'intelligence artificielle de Didi afin d'améliorer l'efficacité (de ce type d'applications) à la fois pour les opérateurs de taxis et les conducteurs", expliquent-elles.

Dans ce même secteur des VTC, SoftBank Group est récemment entré au capital de l'américain Uber à hauteur de 15%. Il a aussi investi dans l'indien Ola et Grab en Asie du Sud-Est.

Pour Didi Chuxing, il s'agit d'un nouveau pas dans son ambition de concurrencer l'américain Uber, qui s'est jusqu'ici cassé les dents au Japon, où le secteur des taxis est très fermé.

Début janvier, le groupe chinois a racheté l'application brésilienne 99 Taxis, après des prises de participation en 2015 dans l'application indienne Ola, ainsi que dans l'américain Lyft, rival d'Uber aux Etats-Unis.

Didi Chuxing a aussi pris position en Europe, via son alliance conclue l'été dernier avec l'estonien Taxify, une centrale de réservation de VTC présente dans une vingtaine de pays.

Au Japon, où les taxis sont légion, très peu de courses sont actuellement réservées, voire payées via des applications.

Cette annonce intervient après celle du constructeur automobile Toyota jeudi qui a signé un accord pour investir 7,5 milliards de yens (environ 55,8 millions d'euros) et prendre une participation dans l'application JapanTaxi.

JapanTaxi, se revendique comme la première application de réservation de taxis au Japon, avec 60.000 taxis affiliés, soit un quart de l'ensemble du parc japonais. Elle compte aussi lancer l'an prochain une application de trajets partagés, pour réduire le prix par passager.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

"Tout ce qui compte.
Pour vous."