Bilan

Seabubbles cherche 100 millions pour son développement

Les bulles volant sur l’eau fondées par le navigateur Alain Thébault pourraient un jour naviguer sur le Léman.

Un prototype de Seabubbles a été testé sur le lac Léman mercredi après-midi.

Depuis une année, les villes du monde entier s’arrachent le concept des Sea Bubbles fondé par le navigateur et fondateur de l’hydroptère Alain Thébault. Avec son comparse, le navigateur Anders Bringdal, ils doivent répondre à la demande de plus de 150 villes, intéressées par ces  taxis électriques volants sur l’eau. Parce que non seulement ces soucoupes marines à foils peuvent être une alternative à l’engorgement de toutes les villes du monde causé par l’explosion des voitures, mais elles ne font ni bruit, ni vague et ne polluent pas. Alors que pour l’heure les prototypes ont une autonomie de 7 heures pour une vitesse maximale de 10 nœuds (18 km/h), les fondateurs souhaitent à terme que ces bateaux soient entièrement autonomes, produisant leur propre énergie grâce au vent, au soleil ou au courant du fleuve.

D’ici quelques semaines, cinq Sea Bubbles seront testés sur la Seine à Paris. Une promesse faite à Anne Hidalgo, la maire de la ville, qui a soutenu le projet depuis ses débuts. Après avoir été soutenu par des investisseurs français- le principal étant Henri Seydoux, président de la société Parrot -, mais également anglais et américains, les deux comparses sont à la recherche d’une nouvelle levée de fonds de 100 millions de francs afin de développer leur projet ainsi que des bateaux plus grands, sorte de bus à foils pouvant contenir une trentaine de personnes. Les deux entrepreneurs sont en contact permanent avec les géants de la Silicon Valley, Tesla, Google - Larry Page est un fan de l'hydroptère - et Facebook en tête. Mark Zuckerberg s’intéresse en effet particulièrement aux bus à foils autonome.

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Alain Thébault et Anders Bringdal ont par contre refusé de collaborer avec Uber qui souhaitait offrir leur plateforme de réservation à Seabubbles. « Nous allons développer notre propre application de réservation » annonce Alain Thébault qui souhaiterait idéalement trouver un financement suisse dans son panel d’investisseurs. En effet, les embarcations qui survolent l’eau sont pour l’heure produites sur le chantier Décision à Ecublens, dont Ernesto Bertarelli est actionnaire. « L’équipe, qui nous suit depuis le début, a un vrai savoir-faire technologique rajoute Alain Thébault dont l’ambition est de voir un jour des milliers de "bubbles" voler dans le monde entier.

A Genève, les deux entrepreneurs sont en discussion avec le département de Luc Barthassat qui serait, selon les deux protagonistes, déjà très intéressé par le concept.

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