Bilan

Rolls-Royce est repassé largement dans le vert en 2017

Le motoriste britannique Rolls-Royce a dégagé un bénéfice net de 4,2 milliards de livres en 2017 contre une perte nette de 4 milliards de livres en 2016.

L'année 2016 avait été marquée par la pire perte de son histoire, causée notamment par la dégringolade de la livre consécutive au Brexit.

Crédits: reuters

Le motoriste britannique Rolls-Royce a annoncé mercredi être repassé largement dans le vert en 2017, à la faveur d'un renforcement de la livre sterling et sur fond de bénéfices croissants dans son activité d'énergie.

L'an passé, ce groupe industriel actif dans l'aéronautique, l'énergie, la défense et l'activité navale a dégagé un bénéfice net de 4,2 milliards de livres (4,7 milliards d'euros) contre une perte nette de 4 milliards de livres en 2016.

L'année 2016 avait été marquée par la pire perte de son histoire, causée notamment par la dégringolade de la livre consécutive à la décision des Britanniques de quitter l'Union européenne lors du référendum du 23 juin 2016. Le motoriste qui ne dispose pas de couverture contre les évolutions des changes avait subi de plein fouet cette dépréciation, du fait que ses coûts sont en grande partie en dollar et en euro.

Mais l'an passé, la livre sterling s'est quelque peu renforcée, aussi la charge exceptionnelle de 4,4 milliards de livres liée à sa chute en 2016 a-t-elle fait place à un gain exceptionnel de 2,6 milliards de livres en 2017, a expliqué le constructeur dans un communiqué.

Son activité proprement dite s'est mieux portée elle aussi, avec une hausse de 9% de son chiffre d'affaires à 16,3 milliards de livres (18,3 milliards d'euros) et un décollage de son bénéfice opérationnel ajusté à 1,3 milliards de livres - contre un très léger bénéfice de 44 millions en 2016.

Le groupe qui équipe notamment des avions d'Airbus et Boeing a vu le chiffre d'affaires de son activité d'aéronautique civile grimper, dopé notamment par la montée en cadence des livraisons de son Trent XWB équipant le long courrier A350 d'Airbus.

Les profits de cette activité ont néanmoins pâti de problèmes sur des aubes de turbine du Trent 1000 qui équipe le Boeing 787, qui ont contraint des compagnies aériennes à clouer leurs appareils au sol en attendant des réparations ou des remplacements de pièces endommagées. Rolls-Royce a aussi dû intervenir pour réparer des moteurs Trent 900 du gros porteur A380 d'Airbus.

Au final, ces soucis ont entraîné pour le motoriste l'an passé un coût de 170 millions de livres dans son flux de trésorerie qui devrait doubler cette année, a-t-il prévenu, avant de retomber autour de 100 millions en 2019.

Le constructeur a en revanche mis en avant le bond des profits de son activité de systèmes de génération d'énergie, qui a bénéfice d'une forte demande pour ses produits en provenance de Chine et de centres de données aux Etats-Unis.

Se tournant vers 2018, le directeur général Warren East a souligné que le groupe, qui multiplie les restructurations et réorganisations ces dernières années, allait profiter "d'une conjoncture de marché qui s'améliore".

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."