Bilan

Premier centre de bien-être destiné aux personnes touchées par le cancer à Genève

Ce lieu unique en Suisse propose des conseils esthétiques, du coaching et des soins holistiques pour mieux vivre avec et après le cancer. Il comprend également un espace café, une bibliothèque et un jardin.

Linda Kamal est la directrice du Centre OTIUM et de la Fondation OTIUM qui accueillera les personnes atteintes du cancer.

Les 15 et 16 juin prochains, le tout nouveau centre OTIUM  invite le public genevois à venir découvrir durant ses portes ouvertes ce lieu inédit situé à la place des Philosophes 18. Initié par Linda Kamal qui a vécu le traumatisme d’un cancer il y a cinq ans, le centre se veut un espace pour les patients et les proches afin de leur permettre de mieux vivre pendant et après cette douloureuse maladie. « Durant ma maladie, je rêvais d’un centre où tous les thérapeutes seraient sous le même toit ». Son rêve est devenu réalité aujourd’hui.

Ce nouveau centre permettra, en effet, de soutenir les personnes touchées par la maladie en leur offrant une multitudes d’activités: du coaching, une écoute, des conseils nutritionnels, de l’activité physique – yoga, pilates, relaxation, méditation, hypnose, sophrologie – des conseils beauté  - techniques de maquillage, soins esthétiques, coiffure – ou encore de la physiothérapie. « Le fait que les thérapies soient proposées en un même lieu sera un véritable atout pour les patients. Les lieux permettront aussi aux malades de se rencontrer car ce sont des moments où l’on se sent très seul. Nous prendrons aussi en charge les proches et membres de la famille » explique Linda Kamal.

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Le Centre propose ainsi des solutions pour mieux vivre la maladie, en complément du traitement médical, en dehors de l’hôpital. « Je suis persuadée qu’en vivant mieux leur traitement médical, les personnes souffrant d’un cancer accélèrent leur guérison » ajoute Linda Kamal qui dirige le centre après avoir travaillé plusieurs années au sein la banque Lombard Odier. Aujourd’hui, environ 3000 patients sont en traitement au service d’oncologie des HUG.

Au niveau de la Suisse, le pays a connu ces dix dernières années une augmentation du nombre de personnes atteintes par le cancer, cela du fait que leur durée de vie a clairement augmenté. « Entre 2020 et 2030, 500'000 personnes vivront avec un cancer en Suisse, soit en traitement ou en rémission » commente le professeur Pierre-Yves Dietrich, responsable du service d’oncologie des HUG  qui figure parmi les membres du comité consultatif pluridisciplinaire de la fondation OTIUM.

Le nouveau centre veut être un lieu chaleureux et loin de toute ambiance clinique, souhaitant ainsi permettre à ces personnes de se réadapter à la vie sociale et être mieux intégrées une fois guéries. Les médecines douces proposées permettront aux patients de soulager les effets secondaires des traitements oncologiques. L’espace entend toutefois collaborer avec les milieux médicaux genevois, les oncologues du canton et toutes les associations genevoises qui soutiennent les personnes touchées par la maladie. Le centre est également soutenu par deux acteurs clés de l’oncologie genevoise, la Doctoresse Angela Pugliesi-Rinaldi, responsable du service d’oncologie de l’Hôpital de la Tour et le Professeur Pierre-Yves Dietrich, responsable du service d’oncologie des HUG.

Financement privé

Le Centre OTIUM, totalement rénové sur 220 m2 a été financé par des mécènes privés et des fondations genevoises. Parmi elles, le Fonds Jean Pastré et la Fondation Philanthropia de la Banque Lombard Odier, la Fondation André et Cyprien, la Fondation Payot pour la promotion de la lecture.

Avec un budget avoisinant les 400'000 francs, le centre, qui est à but non lucratif, est toutefois à la recherche de dons, notamment car certaines prestations seront offertes telles que les cours de yoga ou de pilates. Une partie des soins seront pris en charge par l’assurance de base, d’autres par la complémentaire. La Fondation dispose également d’une réserve destinée aux patients et proches qui ne peuvent pas se permettre une assurance complémentaire ou sont au bénéfice de l’aide sociale.

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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