Bilan

Nestlé veut implanter le nouveau centre R&D de Galderma en Suisse

Le centre de recherche qui succèdera au laboratoire de dermatologie Galderma, implanté en France depuis 1981, devrait être implanté dans le canton de Vaud.

Le groupe, qui négocie un plan de départs volontaires, espère aussi reclasser 100 salariés sur les 550 dans le nouveau centre en Suisse.

Crédits: keystone

Le centre de recherche qui succèdera au laboratoire de dermatologie Galderma implanté à Sophia Antipolis depuis 1981 et amené à disparaître avec ses 550 emplois, sauf sauvetage du site, sera implanté en Suisse, a-t-on appris auprès de Nestlé lundi.

"Cela devrait être dans le canton de Vaud", qui abrite les grands hôpitaux de Genève et Lausanne et où Nestlé a son siège, a précisé à l'AFP Sébastien Cros, directeur de la communication de Galderma, qui appartient à Nestlé.

"Il ne remplacera pas celui de Sophia Antipolis, spécialisé dans les produits topiques (crèmes, ndlr) mais développera des nouvelles technologies (soins de la peau par injection ou voie orale, ndlr)", a-t-il ajouté.

Pour Sophia Antipolis, dont la restructuration a été annoncée mi-septembre, "les intentions restent les mêmes", a-t-il assuré alors que la CFDT, majoritaire dans cette entreprise, affirme négocier un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pour les 550 salariés.

Le groupe, qui négocie un plan de départs volontaires dont il estime qu'il pourrait s'adresser à 300 personnes, espère aussi reclasser 100 salariés sur les 550 dans le nouveau centre en Suisse.

"Il y a une centaine d'opportunités pour nous rejoindre dans le nouveau centre en Suisse", affirme M. Cros. "Sur le maintien du site, il est trop tôt pour dire quelle forme ça prendra, un repreneur, un bioparc, on est aussi prêts à céder de la propriété intellectuelle pour faciliter la création de start-up, mais c'est ce qui nous anime".

"Le message de la direction fait croire qu'on ne va pas fermer le site, mais c'est bien un PSE à plusieurs entrées qui a été présenté vendredi (...). Un PSE c'est quand vous n'avez plus d'activité", analyse la déléguée CFDT Nathalie Strauss. Il y a un volet mobilité internationale, un plan de départs volontaires, la recherche d'un repreneur mais aussi un volet de licenciements contraints, détaille-t-elle: "La fin, c'est septembre 2018".

"Le choc a été très brutal. On savait pour une restructuration mais pas de cette ampleur", ajoute Mme Strauss, déplorant de premières propositions insatisfaisantes. "Les salariés sont très en colère du fait du manque de clarté de la direction: à aucun moment, la direction n'a voulu parler de fermeture même si c'en est une et qu'ils perdent leur boulot".

Une manifestation est prévue début novembre.

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