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Nestlé se réorganise en France, les syndicats s'inquiètent

La réorganisation des services en France fait partie du plan mondial "Nestlé Business Excellence" qui doit permettre à Nestlé de réaliser des gains.
Nestlé compte en France 22 sites industriels et 5 centres de recherche, selon son site internet. Crédits: Keystone

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé prévoit de réorganiser l'ensemble de ses métiers en France, sans préciser pour l'heure les conséquences en matière d'emploi, a appris l'AFP mardi de sources syndicales, confirmant partiellement une information du quotidien "Les Echos".

La multinationale veveysane veut "mettre à plat tous les processus de gestion des entreprises de Nestlé en France", dans le cadre d'un "projet mondial dont l'ampleur a stupéfié les organisations syndicales", écrit la CGT dans un tract publié début janvier.

"Tous les métiers sont concernés", que ce soit les fonctions support (ressources humaines, finances, marketing...) comme, dans une moindre mesure, la production ou encore la recherche, indique mardi à l'AFP le délégué central CGT de Nestlé-France, Patrick Fernand.

La direction informera les représentants du personnel en avril ou mai sur les conséquences sociales du projet, qui touche l'ensemble des pays où Nestlé est implanté, selon lui.

Mais déjà, M. Fernand dit redouter la suppression ou le transfert de "centaines d'emplois", avec Nestlé-France qui devrait "payer le plus lourd tribu".

Numéro 1 mondial de l'agroalimentaire, Nestlé emploie 13'000 personnes dans l'Hexagone à travers ses différentes entités (Purina, Herta, Waters, Nespresso...). A l'intérieur de ce périmètre, Nestlé-France SAS compte environ 3000 employés, dont moins d'un millier travaille au siège, selon une source syndicale.

La CGT met en garde contre des "mutations forcées et départs en retraite non souhaités", alors qu'une réorganisation est déjà en cours chez Nestlé-France.

Contactée par l'AFP, la direction du groupe en France s'est refusée à tout commentaire.

La volonté de l'entreprise est "d'homogénéiser et d'externaliser" ses fonctions support principalement par le biais de "Nestlé in the Market" (NiM), "une grosse superstructure qui engloberait tout", explique à l'AFP Vanessa Cotton, déléguée du personnel.

Elle fait part d'une "inquiétude forte" car "l'entreprise affiche sa volonté d'aller vite". La CGT évoque des négociations sur les mesures d'accompagnement au départ "jusqu'en septembre" pour un projet qui doit être "bouclé" en fin d'année.

D'ici avril, la direction étudiera chaque métier pour voir ce qui peut être "simplifié, standardisé ou délocalisé", résume M. Fernand. Ensuite, elle présentera "ses conclusions" avec les "impacts sociaux" qui en découlent, selon le délégué CGT.

La réorganisation des services en France fait partie d'un plan mondial intitulé Nestlé Business Excellence (NBE). Il doit permettre à Nestlé, selon la présentation faite l'été dernier aux investisseurs, de réaliser des gains "en temps et efficacité, rapidité et agilité, qualité et conformité, engagement du personnel et rentabilité".

Nestlé compte en France 22 sites industriels et 5 centres de recherche, selon son site internet.

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