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Nestlé contraint de céder plusieurs marques au Brésil d'ici octobre

La filiale brésilienne de Nestlé devra vendre d'ici octobre plusieurs marques de produits chocolatés suite à l'acquisition du chocolatier local Garoto en 2002.

Suite à la transaction, Nestlé s'est retrouvé de fait avec une part de marché de 58%.

Crédits: keystone

La filiale brésilienne de Nestlé devra vendre d'ici octobre plusieurs marques de produits chocolatés, en vertu d'un accord signé l'année dernière avec le Conseil administratif de défense économique (Cade). Selon le journal Estado de São Paulo, le régulateur sud-américain a imposé à la multinationale veveysanne de se défaire d'une partie de son portefeuille suite à l'acquisition - qui remonte à 2002 - du chocolatier local Garoto.

Sollicité jeudi par AWP, le colosse de l'alimentaire n'était pas disponible dans l'immédiat pour commenter l'information.

Dans un communiqué, le gendarme brésilien de la concurrence indique que "les solutions présentées par Nestlé répondent à toutes les questions liées à la concurrence découlant de l'acte de concentration (fusion)", mais ne fournit pas le détail des solutions proposées par le groupe ni de date butoir.

Selon l'Estadão, le Cade a également posé comme condition que le futur acquéreur du paquet de marques soit un concurrent de taille petite ou moyenne, afin d'éviter un nouveau phénomène de concentration, excluant de fait des pourparlers le principal rival de Nestlé, l'américain Mondelez (ex-Kraft). L'acheteur devra en outre montrer patte blanche au régulateur.

Citant des sources "proches des négociations", le quotidien affirme que le portefeuille en question contient notamment les marques Serenata de Amor, Chokito, Lollo et Sensação. Parmi les acheteurs pressentis figurent l'argentin Arcor ou l'américain Hershey's.

Dans une annexe au dossier, l'autorité brésilienne rappelle qu'au moment de la transaction, Nestlé était déjà leader du marché avec une part de plus d'un tiers, juste devant Lacta - aujourd'hui propriété de Mondelez - et Garoto. Suite à la transaction, le groupe alimentaire s'est retrouvé de fait avec une part de marché de 58%.

La transaction avait été finalisée en 2002, sans l'aval du Cade, pas nécessaire à l'époque, mais qui l'est devenu suite à la révision en 2012 de la loi brésilienne sur la concurrence. L'autorité avait alors dénoncé la transaction et le cas a fini devant les tribunaux.

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