Bilan

My Green Trip sensibilise les voyageurs à l'écologie

Permettre à chacun d’agir pour la planète, même en vacances, c’est l’objectif de My Green Trip, qui organise, à travers le monde des actions de ramassage de déchets par des touristes. Un partenariat avec le Centre Protestant de Vacances est initié cet été. Et l'association devrait se muer en entreprise d'ici peu.
  • MyGreenTrip propose aux vacanciers de partager leur expérience sur les réseaux sociaux.

    Crédits: DR: MyGreenTrip
  • Sexy, la collecte d'ordures? Pour My Green Trip, la réponse est oui.

    Crédits: DR:MyGreenTrip
  • Cet été, l'association collabore avec le Centre Protestant de Vacances: 1200 jeunes seront sensibilisés au respect de l'environnement.

    Crédits: DR: MyGreenTrip

«90% des gens se disent concernés par la protection de l’environnement… mais ils ne sont que 40% à agir lorsqu’ils voyagent». C’est le constat que tire Nicolas Gluzman, business manager chez eqlosion, start-up studio focalisé sur la durabilité lorsqu’il lance une étude de marché sur le sujet en 2015. Pourquoi cette différence? «Beaucoup d’entre eux ne savent tout simplement pas comment faire pour avoir un impact dans un environnement qu’ils ne connaissent pas. L’action la plus courante qu’ils réalisent en vacances? Ramasser des déchets».

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Depuis 2015, lorsqu’il a découvert une rivière totalement dévastée par des ordures lors d’un voyage en Malaisie, ce Lausannois a une idée derrière la tête. «J’ai compris que les voyageurs pouvaient agir, mais qu’il fallait les doter de visibilité, de matériel et d’un réseau». En 2016, il lance MyGreenTrip avec Elisabeth Tricot, sa compagne, autre amoureuse de la nature.

Nettoyer la plage entre deux vagues

L’organisation propose aux voyageurs de ramasser des déchets, équipés de sacs et de gants dédiés. «On s’adresse aux voyageurs, mais surtout aux organisations touristiques», explique Nicolas Gluzman. Clubs de surf, de randonnée, de plongée: ce sont eux qui vont proposer aux touristes d’agir, sur leur lieu de vacances, en marge de leurs activités, en général pendant une trentaine de minutes au maximum. Les ramassages ne se font pas dans des lieux dangereux ou extrêmement pollués. L’idée est plutôt de sensibiliser les voyageurs en ramassant les déchets sur leurs trajets ‘quotidiens’. «A Fuerteventura, aux Iles Canaries, notre partenaire, Aloha Surf Academy est une école de surf qui ramasse les déchets en rentrant d’une demi-journée de surf».

Levée de fonds à moyen terme

Cinq projets pilotes de ce type sont en cours aujourd’hui, y compris à Cuba, en Croatie ou au Portugal. «L’objectif est d’en avoir une quinzaine cette année», assure Nicolas Gluzman qui n’exclut pas de transformer l’association MyGreenTrip en «entreprise sociale». Une levée de fonds est prévue à moyen terme. Le business-model est basé sur deux sources financières: «Les organisations touristiques qui suscitent ces actions paieront, à terme, pour obtenir un label vert, obtenir le matériel de nettoyage et gagner en visibilité auprès de la communauté. Et nous prévoyons aussi une gamme de produits liés au voyage, qui permettra de limiter son impact environnemental en voyage (gourde, mug portatif,…)», explique Nicolas Gluzman.

En attendant, la communauté MyGreenTrip grandit sur les réseaux sociaux (Facebook et Instagram). Et dans le monde non digital aussi, puisque l’association noue un partenariat avec le Centre Protestant de Vacances pour cet été: leur concours de ramassage rassemblera 1200 jeunes dans 80 camps de vacances. Un record, pour un été 100% vert.

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Camille Andres

JOURNALISTE

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