Bilan

Les grandes entreprises mettent en garde Donald Trump

Plusieurs dirigeants, dont ceux d'Amazon, Apple, Facebook, eBay ou Microsoft, ont appelé Donald Trump à ne pas supprimer un programme qui permet à des sans-papiers de rester aux Etats-Unis.
  • Donald Trump s'était engagé à supprimer le programme, mais depuis son arrivée à la Maison Blanche il a envoyé des signaux contradictoires.

    Crédits: AP
  • Les dirigeants mettent en garde contre l'impact économique que pourrait avoir une remise en cause du statut des quelque 800.000 personnes.

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  • Les jeunes seraient tous menacés d'expulsion, ce qui pourrait représenter une perte de 460,3 milliards de dollars pour le PIB américain.

    Crédits: AFP

Les dirigeants de plusieurs dizaines de grandes entreprises, d'Amazon à Apple en passant par Facebook, ont appelé Donald Trump à ne pas supprimer un programme qui permet à des centaines de milliers de jeunes sans-papiers de rester aux Etats-Unis.

Dans un courrier adressé au président des Etats-Unis et aux ténors républicains et démocrates du Congrès, ces dirigeants, parmi lesquels figurent aussi ceux de Cisco, eBay, General Motors, et Microsoft, mettent en garde contre l'impact économique que pourrait avoir une remise en cause du statut de ces quelque 800.000 personnes.

La Maison Blanche a indiqué qu'aucune décision n'avait encore été prise sur le devenir de ce programme, connu sous son acronyme "Daca", mis en place en 2012 par Barack Obama afin de faire sortir de l'ombre les clandestins arrivés avant l'âge de 16 ans aux Etats-Unis.

Les conditions pour en bénéficier étaient notamment d'avoir moins de 31 ans en juin 2012, et d'avoir résidé continuellement dans le pays depuis 2007, sans condamnation grave à son casier judiciaire. Les bénéficiaires reçoivent la garantie qu'ils ne seront pas expulsés, et peuvent travailler légalement. 

Ce derniers "ont grandi en Amérique, sont enregistrés auprès des autorités américaines, (...) paient des impôts et jouent un rôle actif dans leurs communautés", souligne le courrier des dirigeants d'entreprise.

En cas de retour en arrière, ces jeunes "perdraient la possibilité de travailler légalement dans ce pays et seraient tous menacés d'expulsion", ajoute le texte, soulignant que cela pourrait représenter une perte de 460,3 milliards de dollars pour le PIB américain.

Nombre de républicains s'opposent à ce programme dans lequel ils voient une "amnistie" injustifiée.

Durant la campagne, Donald Trump s'était engagé à le supprimer, mais depuis son arrivée à la Maison Blanche il a envoyé des signaux contradictoires, insistant en particulier sur sa volonté d'aborder ce dossier "avec du coeur".

Selon Fox News, il pourrait annoncer dans les jours qui viennent que l'administration n'accordera plus de permis Daca mais qu'elle n'annulera pas les permis existants, les laissant en place jusqu'à leur date d'expiration, c'est-à-dire au plus tard jusqu'en 2019 pour ceux qui viennent d'en obtenir un.

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