Bilan

Les biotechs française Genticel et suisse Genkyotex vont fusionner

La biotech française Genticel et la suisse Genkyotex veulent créer un groupe européen axé sur le développement de médicaments dans le traitement de la fibrose et de la douleur inflammatoire.

A l'issue de l'opération, les actionnaires de Genkyotex détiendront 80% du capital et des droits de vote de Genticel.

Crédits: AFP

La biotech française Genticel et la suisse Genkyotex ont annoncé jeudi leur projet de fusion, visant à créer un groupe européen axé sur le développement d'un portefeuille de médicaments dans le traitement de la fibrose et de la douleur inflammatoire.

L'accord prévoit que les actionnaires de Genkyotex apporteront la totalité de leurs actions à Genticel et recevront en échange 11,8 nouvelles actions Genticel pour une action Genkyotex, expliquent les deux entreprises dans un communiqué commun.

A l'issue de l'opération, les actionnaires de Genkyotex détiendront 80% du capital et des droits de vote de Genticel.

L'actuel directeur général de Genkyotex, Elias Papatheodorou, deviendra directeur général du nouveau groupe, tandis que le fondateur et président du directoire de Genticel, Benedikt Timmerman, démissionnera de son mandat, mais sera chargé de "développer l’entité combinée".

Genticel est cotée à Paris, tandis que Genkyotex est une société non cotée.

La parité d'échange a été convenue entre les deux sociétés sur la base d'une valeur réelle estimée à 120 millions d'euros pour Genkyotex et 30 millions d'euros pour Genticel, précise le communiqué.

La réalisation de l'opération est soumise à l'approbation de l'assemblée générale de Genticel, qui devrait se tenir au premier trimestre 2017. Les principaux actionnaires de Genticel représentant 51% du capital et des droits de vote se sont engagés à voter en faveur de l'opération.

Cité dans le communiqué, M. Timmerman a exprimé sa "conviction que cette opération donnerait naissance à une société de biotechnologie de premier plan", estimant que la nouvelle classe de médicaments développée par Genkyotex "recèlait un potentiel thérapeutique important".

De son côté, M. Papatheodorou a souligné que l'opération permettrait à Genkyotex "d'accélérer (ses) programmes de recherche et de développement clinique".

Basée à Genève, la société Genkyotex développe un portefeuille d'inhibiteurs d'une catégorie d'enzymes (les enzymes NADPH oxydase, ou enzymes NOX) qui interviennent dans des processus pathologiques dont la fibrose, la douleur inflammatoire ou le développement de cancers.

Sa molécule la plus avancée (GTK831) devrait entrer au premier semestre 2017 en essai clinique de Phase II dans le traitement d'un type de fibrose du foie orpheline.

Un autre produit, également du type inhibiteur NOX (GTK771), ciblant l'angiogenèse, la douleur et l'inflammation, devrait entamer un essai clinique de Phase I au second semestre 2017.

De son côté, Genticel, basée à Labège, dans l'agglomération toulousaine, a développé une plateforme technologique, Vaxiclase, utilisée dans le développement d'immunothérapies. La biotech française a noué un partenariat avec le Serum Institute of India.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."