Bilan

Le patron de Novartis plaide pour un nouveau système de prix

A Davos, le CEO de Novartis, Joe Jimenez, plaide pour que les médicaments ne soient payés que lorsqu'ils agissent.

Il existe aujourd'hui un énorme gaspillage dans le système, écrit encore M. Jimenez.

Crédits: Keystone

L'industrie pharmaceutique veut lutter contre ses problèmes d'image avec une sorte de "garantie de remboursement". Au Forum économique de Davos, le directeur général (CEO) de Novartis, Joe Jimenez, plaide pour un nouveau système de prix, avec lequel les médicaments ne seraient payés que lorsqu'ils agissent.

Les récentes controverses sur le prix des médicaments ont encore terni la réputation de l'industrie pharmaceutique, déjà endommagée, écrit mercredi le patron du groupe bâlois dans un commentaire publié sur le site internet du Forum économique de Davos (WEF). La branche doit travailler plus fort pour montrer qu'elle est attentive à l'argent des patients.

Pour ce faire, le directeur général du géant rhénan propose un changement dans le système de fixation des prix. L'industrie pharmaceutique doit être payée pour l'efficacité de ses thérapies plutôt qu'au nombre de pilules vendues.

L'idée n'est toutefois pas nouvelle. Novartis et Roche avaient déjà avancé cette proposition il y a deux ans. Au WEF, cette proposition de "garantie de remboursement" sera discutée mercredi après-midi lors d'une table ronde.

Il existe aujourd'hui un énorme gaspillage dans le système, écrit encore M. Jimenez. Beaucoup de choses coûtent de précieux dollars dans le domaine de la santé, avec seulement un effet restreint sur le patient. "Nous devons nous concentrer sur les interventions qui apportent le plus grand bénéfice".

Une étude a évalué que le coût du système de santé américain pourrait être réduit d'un quart si les traitements inefficaces pouvaient être arrêtés, poursuit le patron de Novartis. "Nous devons mettre l'accent dans nos discussions sur la valeur et les résultats, plutôt que sur le coût isolé des thérapies".

La branche ferait certes face à un risque plus élevé, concède Joe Jimenez. A court terme, les coûts d'un tel changement de système pourraient déstabiliser les actionnaires. Mais pour assurer la viabilité du système de santé, il faut penser à long terme. Un tel changement offrirait davantage de transparence, conclut le dirigeant.

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