Bilan

Le fonds américain Cerberus confirme son intérêt pour Alitalia

Le fonds américain Cerberus Capital Management a confirmé vendredi son intérêt pour reprendre la compagnie aérienne italienne en difficulté Alitalia.

Sept offres ont été officiellement déposées, dont une par EasyJet et une par Lufthansa, qui ne sont intéressées que par des parties d'Alitalia.

Crédits: afp

Le fonds américain Cerberus Capital Management a confirmé vendredi son intérêt pour reprendre la compagnie aérienne italienne en difficulté Alitalia.

"Cerberus confirme son intérêt pour Alitalia", a déclaré le responsable de la communication de Cerberus, Jason Ghassemi, au quotidien économique italien Il Sole 24 Ore.

"Notre objectif est d'avoir un rôle positif et constructif, en collaboration avec le gouvernement italien, les syndicats et autres parties prenantes, afin de mettre en oeuvre une solution à long terme qui maintienne Alitalia intacte et surtout indépendante, (et la rende) plus compétitive: Alitalia doit rester une compagnie aérienne nationale italienne", a-t-il dit.

"Cerberus veut avoir le contrôle de la compagnie, non une participation minoritaire", a-t-il ajouté.

Il Sole 24 Ore précise que le fonds est prêt à négocier un accord au plus vite, afin de clore les discussions avant les prochaines élections prévues début 2018.

Citant des sources proches des discussions, le Financial Times (FT) avait fait état le 25 octobre de l'intérêt de Cerberus, en soulignant que le fonds était prêt à mettre sur la table entre 100 et 400 millions d'euros pour prendre le contrôle d'Alitalia qu'il compte "complètement restructurer".

Cette proposition a été faite après la fin du délai prévu de présentation des offres liantes, le 16 octobre. Cerberus n'a pas participé à l'appel d'offres, jugeant ses termes "trop restrictifs", d'après le FT.

Sept offres ont été officiellement déposées, dont une par la compagnie britannique à bas coûts EasyJet et une par l'allemande Lufthansa, qui ne sont intéressées que par des parties d'Alitalia.

Le gouvernement italien a régulièrement répété privilégier une reprise de la compagnie dans sa totalité.

Alitalia, qui compte quelque 11.500 salariés, a accumulé les pertes ces dernières années face à la concurrence des compagnies à bas coûts. Elle a été placée sous tutelle le 2 mai, sur demande des actionnaires, après le rejet par les salariés d'un plan de restructuration prévoyant 1.700 suppressions d'emploi.

La date butoir pour sa cession a été fixée au 30 avril 2018.

Depuis sa prise en main par les administrateurs, un travail d'assainissement a été réalisé. L'Ebitda d'Alitalia devrait ainsi pour la première fois depuis des années être à l'équilibre au deuxième semestre. Et la compagnie a encore quelque 850 millions d'euros de trésorerie sur les 900 millions de prêt relais débloqués par l'Etat, ce qui lui permet de voir les prochains mois avec davantage de sérénité.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."