Bilan

Le courtier immobilier Cardis a doublé ses ventes

Exercice 2016 record pour la plus grande société romande active uniquement dans le courtage avec 450 ventes contre 210 en 2015.
  • Philippe Cardis, CEO, associé chez Cardis Sotheby's International Realty, et grand amateur de voile.

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  • Yves Cherpillod, directeur de la région Lausanne et associé chez Cardis.

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  • Luca Tagliaboschi, directeur de la région Riviera & Fribourg, CFO et associé chez Cardis.

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  • Pierre Hagmann, directeur de la région Genève et La Côte, associé chez Cardis.

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  • Fabrice Gay-Balmaz, directeur chez Cardis, en charge des stations de montagne.

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C’est seulement le troisième exercice complet depuis que Cardis – Sotheby’s International Realty a quitté l’orbite du groupe de Rham pour devenir totalement indépendante. Il n’empêche que ses résultats ont de quoi impressionner: Cardis a effectué 450 ventes en 2016 contre 210 en 2015, et a atteint 575 millions contre 325 millions en 2015 (+ 43%).

Par contre, le prix de vente moyen a baissé de 17,5%. «La tendance forte est indéniablement le succès du neuf grâce à des typologies de prix et de surface adaptées à la demande et à la perception des acheteurs qui recherchent des biens vendus entre CHF 700 000.- et CHF 1 900 000.-», constate le CEO et associé Philippe Cardis.

«Au-delà de ces chiffres, dans le courant comme dans le neuf, les ventes doivent être très bien préparées avec des experts du métier. Notamment en raison de la difficulté d’obtenir un financement auprès des banques. A ce propos, il serait temps que le législateur et la FINMA se penchent sur ce sujet qui pénalise lourdement l’accès à la propriété.»

Objets neufs en hausse

Comme l’a encore rappelé Philippe Cardis, «trop d’acteurs prennent des mandats sans discuter avec le client du prix de vente. Ces gens viennent parasiter le marché. Ils pratiquent souvent des fourchettes de prix surévalués qui perturbent le marché de la revente et «brûlent» certains objets», regrette le CEO. Au-delà de ce constat, ce qui ressort c’est le succès des promotions pilotées ou commercialisées par Cardis. «Le volume des objets neufs prend une part de plus en plus importante chez Cardis parce que nous visons juste en ce qui concerne la fixation des prix («le pricing») et la typologie de surfaces et d’équipements», précise Yves Cherpillod, directeur associé, en charge de la région lausannoise. 

«A titre d’exemple pour la région de Lausanne, nous avons vendu près de 200 appartements ou villas lors de trois promotions à Lutry, Prilly et St-Sulpice». Il s’agit à 60% de primo-acquérants, le reste étant généralement des acheteurs qui cherchent à réaliser un bon investissement. On parle généralement d’un rendement brut de l’ordre de 3,75% à 4,5%.

Dans l'attente de la RIE III 

Quant au marché d’objets de luxe, il est très variable d’une région à l’autre. Pour la région allant de Genève à Nyon, l’année 2016 a été excellente. «A Genève, il y a eu treize ventes de maisons au-delà de 10 millions de francs. Ce qui n’avait plus été vu depuis 2010! Chaque mois ou presque, une grande transaction avec des ultra high net worth individuals a été conclue. Le luxe, au-dessus de 5 millions a enregistré à Genève plus de 50 transactions en 2016 contre 28 en 2015. La plupart du temps, les acquéreurs sont des personnes résidentes en Suisse depuis de nombreuses années ou des Suisses. Il y a eu peu de nouveaux arrivants sur ce marché», analyse Pierre Hagmann, associé et directeur en charge de la région genevoise. «Nous pensons que cette tendance va continuer, sauf en cas d’échec de la RIE III.» Et Philippe Cardis d’ajouter: «Beaucoup de gens actifs dans des grosses sociétés paient des loyers trop élevés et souhaitent acheter un bien. Mais ils attendent le vote sur la RIE III pour décider si cela vaut le coup de franchir le pas où s’ils risquent de devoir partir ou perdre leur emploi».

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

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