Bilan

La communication à visage humain

Après avoir dirigé l’une des plus grandes agences de publicité de Suisse romande, Henri Balladur lance sa propre société de conseil en stratégie de marque.

Henri Balladur se veut «un conseiller à côté du client, et non pas en face».

Crédits: Niels Ackermann/Lundi13

Il a travaillé toute sa vie dans la même agence de communication: Havas – devenue quelques années Euro RSCG Balladur & Giger en Suisse avant de reprendre son nom initial, à la suite de sa reprise par l’homme d’affaires français Vincent Bolloré. A ses débuts, Henri Balladur a œuvré au côté du publicitaire français Jacques Séguéla avant de codiriger, avec l’alémanique Roger Giger, le bureau romand de la quatrième plus grande agence de communication du monde.

Après plus de vingt-cinq ans passés au sein de cette société, «aujourd’hui spécialisée dans le digital», le Genevois d’adoption, 54 ans, s’est lancé un nouveau défi: devenir indépendant avec la création de re-Sourcing, société de conseil en stratégie qu’il a installée dans l’espace de coworking Gotham, avenue d’Ouchy à Lausanne. 

Cette nouvelle activité, «très stimulante» aux yeux du stratège, est un challenge. En effet, les agences de communication traditionnelles ont beaucoup souffert ces dernières années. La Suisse romande a vu la disparition des géantes McCann Erickson, Grey et Young & Rubicam. «Au niveau national, la plupart des décisions se prennent du côté de Zurich», explique l’entrepreneur qui a travaillé, durant sa carrière, pour de grands groupes tels que Citroën, JPMorgan, Sanofi ou encore Air France.

La majorité de ses clients étaient cependant de la région, «ce qui nous a permis de garder une certaine indépendance». Ainsi, les deux associés ont géré des campagnes de communication pour, par exemple, les SIG, la BCV, Lyria, Gaznat, le magazine Générations encore Unireso. 

Aujourd’hui, avec re-Sourcing, Henri Balladur souhaite surtout accompagner ses clients dans une réflexion globale sur leur marque et sur l’optimisation de leur budget. «J’inclus évidemment le digital dans la stratégie de communication, souligne celui qui utilise partiellement les réseaux sociaux, notamment Instagram. La valeur ajoutée vient surtout de mon expérience qui rassure les annonceurs.» Ainsi, sa nouvelle structure «ne sera pas une agence typique» puisque Henri Balladur se veut «un conseiller à côté du client, et non pas en face».

Vacances frontalières

Si l’expert en communication raconte volontiers son expérience professionnelle, il n’aime pas tant s’exprimer sur sa vie privée. Quand on évoque son père, l’ancien premier ministre français Edouard Balladur, il préfère rester discret. Il raconte brièvement avoir connu une enfance des plus normales avec ses trois frères. «On ne parlait jamais de politique à table et aucun de nous n’a jamais souhaité se lancer dans l’arène.»

On découvrira juste que la famille, originaire de Saint-Claude, dans le Jura français, a toujours eu des liens avec la Suisse. «Nous partions en vacances à La Cure, village sur la frontière entre la France et la Suisse. Nous aimions descendre à vélo jusqu’à Nyon et remonter ensuite en train. C’est aussi là que nous avons appris à skier», se souvient celui qui a obtenu depuis le passeport rouge à croix blanche.  

De plus, Henri Balladur apprécie l’associatif. Il est président de la commission communication du TCS (Genève). Il est aussi très actif au sein du comité de soutien de la SPA Genève (Société protectrice des animaux). Membre du Rotary, il aime aussi écrire. «Cela permet de se poser», raconte-t-il, avouant ne pas exclure de rédiger un jour un roman. Son seul regret? «Ne pas savoir jouer un instrument de musique; j’y pense très souvent, on me dit qu’il n’est jamais trop tard.» Gageons que son fidèle ami Alain Morisod lui mettra un jour le pied à l’étrier.  

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