Bilan

L’assureur Zurich inscrit des résultats en nette baisse

Les nombreuses catastrophes naturelles et les faibles taux d'intérêt ont pesé sur les résultats de Zurich Insurance Group. Son bénéfice a chuté de 17% au premier semestre.
Continuant d’évoluer dans un contexte de faibles taux d’intérêt, Zurich Insurance Group a vu sa rentabilité se contracter fortement sous le poids des intempéries et des catastrophes naturelles au premier semestre 2013. Le bénéfice net attribuable aux actionnaires de l’assureur zurichois a chuté de 17% à 1,85 milliard de dollars (1,73 milliard de francs).

Au niveau opérationnel, le résultat s’est contracté de 9% à 2,29 milliards de dollars pour un chiffre d’affaires en baisse de 3% à 36,24 milliards de dollars, a précisé jeudi Zurich Insurance Group. Les primes brutes se sont, en revanche, étoffées de 3% à 19,78 milliards de dollars.

Sous l’effet de taux d’intérêt demeurant faibles, les revenus des investissements de l’ensemble du groupe ont chuté de 8% à 3,19 milliards de dollars, a expliqué Martin Senn, le patron de Zurich, dans le cadre d’une conférence téléphonique. En l’espace d’un an, le rendement net et non annualisé des placements a plongé de 2,1 à 1,6%.

Dans le même temps, les pertes nettes de réassurance ont crû de 3% dans les affaires d’assurance dommages (General Insurance). La hausse reflète l’impact des catastrophes naturelles et intempéries, notamment en Europe centrale et de l’Est. Zurich relève aussi le nombre inhabituellement élevé de sinistres de taille moyenne liés aux intempéries aux Etats-Unis et au Canada.

Sanction des investisseurs

A fin juin, le ratio combiné, soit les prestations versées et les frais généraux rapportés aux primes collectées, présentait une légère dégradation, passant en l’espace d’un an de 94,8 à 95,2%. Les fonds propres ont quant à eux diminué de 10% à 30,9 milliards de dollars.

La performance semestrielle s’est globalement révélée inférieure aux attentes des analystes. Interrogés par l’agence AWP, ces derniers tablaient en moyenne sur un bénéfice net attribuable aux actionnaires de 1,9 millliard de dollars et un résultat d’exploitation de 2,4 milliards de dollars.

Sans surprise, les investisseurs ont sanctionné les résultats. Vers 10h15 à la Bourse suisse, le titre Zurich chutait de 3,33% par rapport à la clôture de la veille à 243,70 francs, dans un marché des valeurs vedettes Swiss Market Index (SMI) en repli de 0,57%.

Dans le détail des divers secteurs d’activité du groupe, la division General Insurance a vu son résultat d’exploitation plonger de 16% à 1,3 milliard de dollars, malgré la hausse de 3% des primes brutes. Zurich estime les dommages provoqués par les inondations en Europe en mai et juin derniers à 140 millions de dollars. Ceux liés aux tornades dans l’Oklahoma à 52 millions de dollars.

Stratégie payante

Dans les affaires vie, regroupées au sein du secteur Global Life, les primes brutes se sont contractées de 11% à 13 milliards de dollars. Attendue, la chute est due à l’arrêt de la vente d’un type particulier de produit d’investissement au Royaume-Uni. Le résultat opérationnel du segment est en revanche resté stable à 0,6 milliard de dollars. Exprimé en devises locales, il a crû de 2%.

Quant à la filiale américaine Farmers, elle a engrangé des primes brutes à hauteur de 2 milliards de dollars, un montant inférieur de 8% au regard des six premiers mois de 2012. Le résultat d’exploitation s’est lui réduit de 3% à 0,6 milliard.

M. Senn a noté que la stratégie mise en oeuvre par le groupe s’est avérée payante dans le contexte du premier semestre 2013. La diversification dans les marchés présentant des taux de croissance plus élevés a contribué à la croissance des revenus. D’autre part, la focalisation sur la discipline en matière de prix a permis de réduire les coûts sur les marchés matures.

Le patron du groupe s’est félicité des progrès réalisés par Global Life et General Insurance sur les marchés cibles. Farmers Re a pour sa part amélioré sa performance dans les affaires d’assurances, alors que le groupe continue d’afficher une solvabilité et une dotation en capital de premier ordre, a ajouté M. Senn.

En bonne voie

Il n’en demeure pas moins que l’environnement de marché continue de présenter nombre de défis. A ce titre, Zurich Insurance entend poursuivre la mise en oeuvre de sa stratégie, alors que la réalisation des objectifs fixés il y a deux ans est en bonne voie.
Christine Talos

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