Bilan

L’AI à la rencontre de la microtechnique

Les offices romands de l’assurance-invalidité veulent se faire mieux connaître des recruteurs en se rendant, cette année encore, au Salon de la haute précision. L’AI prend en charge la formation des nouveaux candidats.

Cette année encore, les Offices de l’assurance invalidité (AI) de Genève, Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Berne sont présents au Salon international leader de la haute précision, qui se déroule à Palexpo du 20 au 23 juin. Ce salon, qui réunit les spécialistes romands de la horlogerie-joaillerie (EPHJ), des microtechnologies (EPMT) et des medtechs (SMT), représente un important vivier de recruteurs pour l’AI.

«Nous sommes ici pour venir à la rencontre d’un secteur professionnel qui, encore aujourd’hui, a des postes à disposition pour des personnes qui ont des problèmes de santé légers, explique Joaquin Carretero, responsable du management des contrats à l’office AI de Genève. Dans des activités où il n’y a pas de port de charge et où les activités peuvent être répétitives mais avec des exigences professionnelles élevées, beaucoup de nos assurés peuvent être employés sans difficulté. Ici, il y a plus de 500 exposants qui pourraient leur offrir des places de travail», poursuit Joaquin Carretero, qui organise un apéritif le jeudi 22 juin à partir de 16 h.

L’Office AI de Genève a effectué plusieurs placements auprès du groupe horloger genevois Frédérique Constant (voir la vidéo sur le site de bilan.ch). 

«Nous avons des prestataires qui offrent aux assurés des formations d’opérateur en horlogerie, d’horloger certifié ou de polisseur. Les coûts de formation sont pris en charge par l’Office AI, et la formation se fait selon les besoins de l’entreprise. Notre objectif est que l’entreprise puisse engager un assuré AI correspondant au mieux au profil demandé, en ayant les risques les plus bas possible.»

«Parmi ces PME, il y a des postes pour lesquels il existe peu d’exigences en matière de formation professionnelle (activités industrielles légères) qui sont des solutions intéressantes pour les personnes peu qualifiées mais jouissant d’une habileté manuelle, explique de son côté Dominique Dorthe, chef du service communications et relations publiques à l’Office AI du canton de Vaud. Nous pouvons aussi, en tant que conseillers, aider ces entreprises à résoudre leurs problèmes avec des employés qui ont des soucis de santé, en plus de leur fournir un appui lors des recrutements de personnes encadrées par l’AI, de surcroît par des mesures de prise en charge pour la réinsertion.»

L’AI VD a connu un certain nombre de succès de réinsertion auprès d’entreprises de la vallée de Joux, mais Dominique Dorthe souligne que les prestations de l’AI restent trop peu connues dans le monde industriel.

Marche à suivre 

Contacter votre office cantonal AI et demandez la visite d’un conseiller. Ce dernier peut assurer un service personnalisé en termes de conseils. Il apprend à connaître l’entreprise, ses besoins, et peut ensuite cibler les personnes de l’AI qu’il va leur adresser. L’AI recommande une personne et prend en charge la période d’essai, qui peut durer six mois. Une période d’essai peut également être mise en place et dure trois mois; l’AI verse une indemnité à la personne en réinsertion, toujours sans contrat avec l’entreprise. Il est enfin possible de faire une allocation d’initiation au travail, allant jusqu’à six mois. 

Au total, le processus d’insertion peut durer jusqu’à quinze mois, pris en charge par l’AI. Si toutefois la personne a les qualifications requises, l’AI ne propose qu’une période de prise en charge plus limitée. L’entreprise engage généralement assez vite un profil qui lui convient.  

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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