Bilan

Huit groupes suisses parmi les entreprises européennes à rentabilité élevée

Roche, Nestlé, Novartis, ABB, LafargeHolcim, Richemont, Swisscom et Syngenta figurent parmi la centaine d'entreprises européennes qui dégagent les plus forts bénéfices.

Roche occupe la première place, devant Nestlé, Novartis, ABB, LafargeHolcim, Richemont, Swisscom et Syngenta.

Crédits: Keystone

Huit groupes suisses figurent parmi la centaine d'entreprises européennes qui dégagent les plus forts bénéfices. Roche occupe la première place, devant Nestlé (3e), Novartis (12ème), ABB (69ème), LafargeHolcim (72ème), Richemont (88ème), Swisscom (96ème) et Syngenta (98ème), comme il ressort d'une étude de la société de conseil EY publiée vendredi.

A titre de comparaison, les groupes américains cotés en Bourse ont encore renforcé leur avance en matière de profitabilité. Mesuré à la marge moyenne de l'année passée, ceux-ci ont gagné presque un tiers en matière de profitabilité sur la concurrence européenne.

Une des raisons réside dans la répartition des secteurs, selon Marcel Stalder, directeur général (CEO) d'EY Suisse. La liste des entreprises des Etats-Unis qui dégagent les plus forts bénéfices sont actives dans des domaines qui dominent le marché tels que la télécommunication, l'informatique, la pharma et biotechs ainsi que les prestations de services. En Europe en revanche, davantage d'entreprises appartiennent encore à la "old economy". "Avec Nestlé, Roche, Novartis, Syngenta, Swisscom et TE Connectivity, la Suisse est toutefois aussi représentée dans les branches les plus profitables", a ajouté M. Stalder.

De plus, le vent pourrait tourner, étant donné le faible euro, en faveur des entreprises européennes. Les entreprises suisses ne seront toutefois pas concernées. Alors qu'un cours bas de l'euro permettra avant tout aux entreprises fortement internationalisées dans l'espace l'euro de dynamiser leur croissance, le franc fort continuera à peser sur les exportations suisses, selon M. Stalder. "Même si elles ont agi correctement, les entreprises qui produisent ne pourront pratiquement pas profiter des effets des monnaies, contrairement à leurs homologues européennes".

La reprise économique en Europe est cependant un facteur encore plus important pour M. Stalder. De plus, la politique des taux bas de la Banque centrale européenne (BCE) crée à nouveau un niveau de liquidités élevées, en Suisse également, et des conditions favorables pour le financement d'investissements. Les risques politiques demeurent cependant élevés à l'approche des élections dans plusieurs grands pays de l'Union européenne.

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."