Bilan

Firmenich pérennise son implantation genevoise

Le numéro deux mondial des arômes et parfums vient d’inaugurer une usine de parfumerie fine en misant sur l’automatisation.
  • Patrick Firmenich, président du conseil d'administration et Gilbert Ghostine, directeur général du groupe Firmenich.

    Crédits: Steve Iuncker-Gomez
  • La toute nouvelle usine Léman, sise à Meyrin-Satigny, d'où sort 25% de la production mondiale de parfumerie fine du groupe Firmenich.

    Crédits: LDD
  • Anthony Schofield, le directeur de la nouvelle usine, a joué au guide pour le conseiller d'Etat Pierre Maudet, entre autres.

    Crédits: point-of-views.ch
  • L'inauguration officielle de la nouvelle usine de parfumerie fine à Genève: de gauche à droite, Anthony Schofield (directeur de l'usine), Pierre Maudet (conseiller d'Etat), Patrick Firmenich et Gilbert Ghostine (CEO).

    Crédits: point-of-views.ch

«Nous comptons poursuivre notre développement à Genève», a précisé mardi soir Patrick Firmenich, nommé récemment à la présidence du conseil d’administration de cette multinationale suisse détenue à 100% par la famille du même nom.

Une phrase reprise au bond par le conseiller d’Etat Pierre Maudet, en charge du Département de la sécurité et de l’économie, présent à l’inauguration de l’usine Léman sur le site de Meyrin-Satigny. Il s’agit d’un investissement de «plus de 60 millions de francs, un des plus importants de ces 20 dernières années», dixit Patrick Firmenich. Rappelons que le dernier investissement conséquent effectué sur l’un des trois sites genevois du parfumeur remonte à 2001 avec le nouveau Centre d’expertise en arômes alimentaires (11 600 m2 représentant un investissement d’environ 30 millions de francs).

Alors que ce bâtiment accueille près de 160 personnes, la nouvelle usine dédiée à la parfumerie fine emploie très exactement 179 collaboratrices et collaborateurs. Plus globalement, à Genève, Firmenich emploie un peu plus de 1200 personnes (sur un total d’environ 6500).

25% de la parfumerie fine

L’instigateur de l’usine Léman et de cet investissement de 60 millions de francs n’est autre que Patrick Firmenich lui-même, comme l’a rappelé mardi Gilbert Ghostine, le CEO du groupe. 25% de la parfumerie fine vendue par Firmenich est désormais produite dans cette usine, entrée en fonction en mai dernier, après plus de 2 ans de travaux. Elle est venue remplacé un bâtiment dédié à la logistique.

La volonté des dirigeants a été de miser sur l’excellence à tout point de vue, d’où le recours à une automatisation maximale. 90% des tâches effectuées sont robotisés. L’usine occupe 27 000 m2 répartis sur trois niveaux. Toute la gestion des ingrédients est automatisée. Un réseau impressionnant de tuyauteries connecte les 1400 fûts de contenance diverse situés à l’étage le plus élevé aux quatre lignes de fabrication situées à l’étage intermédiaire. Chaque fût contient un ingrédient, liquide ou, plus rare, en poudre. Les plus sensibles sont stockés dans une chambre réfrigérée tandis que les visqueux sont en chambre chaude. Chaque ligne de fabrication dispose de sa ligne de dosage.

Enfin, au niveau inférieur, les chariots de manutention se déplacent à l’aide de capteurs, sans conducteurs. Ils transportent les fûts de couleur grise contenant le jus de tel ou tel parfum. Ces fûts sont étiquetés et scannés par des robots, avant d’être transportés aux quatre coins du globe. «Nous touchons 3 milliards de consommateurs chaque jour», comme s’est amusé à le rappeler Patrick Firmenich, faisant référence à la fois aux ingrédients et aux arômes produits par son groupe.

A ce propos, Firmenich est leader dans de nombreux segments, tel que le parfum de l’eau… «Sans les molécules de synthèse comment pourrions-nous évoquer l’odeur de l’eau? Firmenich a créé Calone qui rappelle l’eau salée, puis Cascalone qui dégage un parfum d’eau de montagne. Deux ingrédients qui sont produits dans notre usine de La Plaine (GE)», a précisé hier le maître parfumeur Alberto Morillas, qui a créé plus de 450 parfums sur les plus de 3000 imaginés par Firmenich. Tel qu’Aqua di Gio de Giorgio Armani, créé voici 21 ans par le maître parfumeur, une senteur qui reste encore dans le top 10 des ventes! 

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF ADJOINT À BILAN

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Serge Guertchakoff est rédacteur en chef adjoint à Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également responsable du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches.

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