Bilan

European University gagne en réputation

L’université privée, qui a amélioré son classement parmi les 200 meilleures business schools, lance cet automne deux nouveaux MBA, en reputation management et en design management.

L’European University présidée par Dirk Craen s’est associée au Centre for issue and crisis management.

Crédits: Lionel Flusin

Dirk Craen, président de l’European University, le répète à l’envi à ses étudiants: «Vous n’obtenez pas de diplôme, vous êtes un diplôme!» Et quitte à avoir un MBA, autant en avoir un qui réponde aux attentes du marché, c’est-à-dire à celles des entreprises. C’est ainsi que les MBA, traditionnellement généralistes, tendent à apporter une spécialisation.

Pour mettre sur pied de nouveaux programmes, Dirk Craen a toujours un œil sur ce qu’il appelle «les hot topics». «Après la crise de 2008, les écoles se sont jetées sur des thèmes tels que l’éthique ou la responsabilité sociale des entreprises, explique-t-il. Nous avons fait le choix de nous rapprocher du Centre for issue and crisis management et de développer un MBA en reputation management.» Les premiers étudiants de ce cursus seront accueillis en octobre prochain.

Derrière la notion de réputation se trouvent des disciplines aussi variées que la gestion des risques, la responsabilité sociale de l’entreprise ou encore la gestion de marque. Les crises successives (financières, alimentaires, etc.) induisent un défi d’image pour les marques. L’objectif de la formation est d’apprendre à gérer les situations de grande difficulté mais surtout d’avoir une stratégie proactive qui empêche les risques de se réaliser.

John Dalton, fondateur et CEO du Centre for issue and crisis management de Londres, insiste sur le fait que la formation se veut la plus pratique possible. «En sortant, les étudiants doivent détenir de réelles capacités opérationnelles.» Des compétences nécessaires pour l’employabilité des étudiants. «Ils doivent par exemple maîtriser l’utilisation des médias sociaux pour mesurer et agir sur l’avis des clients, c’est stratégique», conclut John Dalton.

Il en va de même pour le nouveau master en design management, qui vera le jour à l’automne lui aussi. Dirk Craen s’est allié au graphiste Pierre Keller.

En effet, l’ancien directeur de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL) supervisera ce programme novateur qui vise non pas à former des designers, mais à ancrer une certaine culture du design et de l’art chez les managers. L’hôtellerie, le secteur du luxe ou encore la photographie font leur entrée dans la formation des titulaires de MBA.

Suivi personnalisé

Ces deux formations sont structurées en trois semestres, dont deux alloués à l’enseignement des branches dites «classiques». «Les fondamentaux du management ne doivent pas disparaître», explique John Dalton. Le troisième semestre est dédié à la spécialisation.

Présente à Genève, Montreux, Barcelone et Munich, l’European University propose des classes d’une vingtaine d’étudiants, ce qui permet un suivi personnalisé. Des petites classes et des programmes novateurs, c’est sans doute ce qui est à l’origine des cinq places gagnées (34e  rang) par l’école au classement QS Global des 200 meilleures business schools.

Yves Smadja

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