Bilan

Epouses de leaders: l’amour du risque

Comment réussir à s’épanouir sur les plans professionnel et familial quand on partage sa vie avec un grand patron à l’agenda surchargé? Témoignages de trois femmes déterminées.
  • En plus de l’intendance domestique, Caroline Mercier gère une salle de sport.

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  • Annabel Brourhant est sur plusieurs fronts: une écurie, la peinture, des meubles...

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  • Alexia Michiels a notamment cofondé le Resilience Institute Europe.

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Trois femmes qui ne se connaissent pas, mais qui ont en commun d’avoir épousé un leader, champion de l’économie. Une première similitude émerge d’entrée: leur vie est souvent mouvementée et faite d’incertitudes.

«En partageant la vie d’un leader, il faut être capable de prendre des décisions rapidement et d’accepter le changement», explique Caroline Mercier, quarantenaire sportive basée à Bruxelles. Mère de 3 enfants, cette femme de caractère a épousé le patron d’une start-up internationale dans l’e-commerce. «Vivre aux côtés d’un patron de start-up demande une grande capacité de gestion du stress, explique-
t-elle. La vie des entreprises sur internet est très mouvementée et, du coup, notre vie de famille est tout sauf linéaire.»

Caroline Mercier a décidé de soutenir son mari en prenant en charge toute l’intendance domestique pour «qu’il n’ait aucun stress avec la famille, du lundi matin au vendredi soir». Indépendante et déterminée, elle mène aussi de front son propre projet professionnel. Elle a créé une salle de sport à son domicile qui ne désemplit pas. 

Annabel Brourhant affiche la même énergie aux côtés de son mari, sacré meilleur entrepreneur de l’année par Ernst & Young à Lausanne en 2016. «Olivier et moi sommes tous les deux des fonceurs qui vivont à 100% avec toujours de nouveaux projets en tête», explique cette originaire de la Haute-Savoie basée dans la région lémanique depuis 2011. Passionnée d’équitation, Annabel Brourhant gère une famille de 4 enfants, une écurie avec une vingtaine de chevaux.

Egalement artiste peintre, elle prépare aussi le lancement d’une marque de meubles avant la fin de l’année. Son mari et elle forment un couple d’entrepreneurs unis, mais très indépendants. «Je ne suis pas sa muse. Je me vois plutôt comme une partenaire dans la vie, qui ne se laisse pas faire, mais qui écoute et accompagne.» Avec deux fortes personnalités et un agenda familial et professionnel bien rempli, les Brourhant se nourrissent l’un de l’autre mais ne pourraient pas travailler ensemble. Contrairement aux Greindl. 

Basée à Lausanne, Alexia Michiels partage, d’un continent à l’autre, les succès et les stress de son mari, Benoit Greindl, CEO et cofondateur de Montagne Alternative, centre de séminaires dans le Valais: «Notre vie est assez animée, et ce n’est absolument pas linéaire.» Avec 4 enfants, après avoir vécu en Belgique, puis en Chine, les voilà aujourd’hui en Suisse.

«Le fait de construire une famille unie et d’être très aligné sur les valeurs qui nous guident apporte un véritable ancrage à mon mari. On est confiants dans l’avenir et prêts à assumer les hauts et les bas de la vie professionnelle, familiale et personnelle. J’aime souvent rappeler que le travail, même guidé par la passion, ne doit pas prendre le pas sur la vie personnelle.» Pas évident, surtout quand on partage la vie personnelle et professionnelle de son mari. «Nous collaborons régulièrement sur des projets professionnels communs», explique encore Alexia Michiels, mais jamais nous n’empiétons sur le terrain de l’autre. 

Une équation complexe

Accepter des lendemains incertains et accompagner leur mari dans ses aventures professionnelles, tout en se réalisant professionnellement… L’équation semble bien complexe à réaliser. C’est pourtant ce que ces femmes de leaders font tous les jours, dans leur vie hors normes. Avec force et conviction, elles parviennent à affronter les déséquilibres. 

Zaki Myret
Myret Zaki

RÉDACTRICE EN CHEF DE BILAN de 2014 à 2019

Lui écrire

En 1997, Myret Zaki fait ses débuts dans la banque privée genevoise Lombard Odier Darier Hentsch & Cie. Puis, dès 2001, elle dirige les pages et suppléments financiers du quotidien Le Temps. En octobre 2008, elle publie son premier ouvrage, "UBS, les dessous d'un scandale", qui raconte comment la banque suisse est mise en difficulté par les autorités américaines dans plusieurs affaires d'évasion fiscale aux États-Unis et surtout par la crise des subprimes. Elle obtient le prix de Journaliste Suisse 2008 de Schweizer Journalist. En janvier 2010, Myret devient rédactrice en chef adjointe du magazine Bilan. Cette année-là, elle publie "Le Secret bancaire est mort, vive l'évasion fiscale" où elle expose la guerre économique qui a mené la Suisse à abandonner son secret bancaire. En 2011, elle publie "La fin du dollar" qui prédit la fin de la monnaie américaine à cause de sa dévaluation prolongée et de la dérive monétaire de la Réserve fédérale. En 2014, Myret est nommée rédactrice en chef de Bilan. Elle quitte ce poste en mai 2019.

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