Bilan

Eco-Building a imaginé le solaire de Pictet

La climatisation solaire flambant neuve de la banque Pictet étonne. Rares sont les installations qui tempèrent les locaux en utilisant les rayons du soleil. «Les panneaux thermiques placés sur le toit préchauffent l'eau des sanitaires, climatisent le bâtiment en été, tout en le chauffant en partie l'hiver», détaille Marcel Zimmermann, fondateur d' Eco-Building Concept, à la base du projet. Le jeune homme est un passionné. «Le solaire thermique constitue une alternative intéressante pour les villas, il permet de répondre à 70% des besoins annuels en eau chaude.» A l'heure actuelle, le bonheur de prendre une douche ou un bain bien chaud a un prix: environ 30% de la facture de mazout. Marcel Zimmermann a lancé sa PME au printemps 2007. L'ingénieur est spécialisé dans l'utilisation des énergies renouvelables; solaire, géothermie ou biomasse. «Je crois avoir choisi le bon moment pour me mettre à mon compte.» Depuis, le prix du fuel a doublé. «Particuliers et entreprises sont de plus en plus sensibles aux enjeux liés au réchauffement climatique». Les clients affluent. «Régies et propriétaires cherchent de plus en plus des alternatives aux énergies fossiles», constate Nicolas Vallet, technicien chez Eco-Building.

Travail à revendre

La plupart du temps, l'entreprise passe au crible du bâti construit. «Plutôt que d'abandonner la chaudière pour une pompe à chaleur, il est souvent préférable de commencer par isoler le toit», explique le technicien. La facture peut ainsi être réduite de près de 30%. Le marché est énorme. Jusque dans les années 1970, les villas disposaient rarement d'isolation. «Il faut compter 10000 à 15000 francs selon la qualité de l'isolant, laine minérale ou d'origine bio; laine de mouton ou chanvre», précise le patron. Avec un litre de mazout qui flirte avec le prix de 1fr.40, cet investissement est amorti en cinq ans. La soif de fuel des immeubles peut elle aussi être facilement réduite. «Mettre des doubles ou triples vitrages diminue de 30% la consommation d'énergie, explique Nicolas Vallet. Seule la moitié des bâtiments en sont équipés à Genève.» Viennent ensuite les possibilités d'utiliser le chauffage au bois ou au gaz, voire des pompes à chaleur. La PME a du travail plein les bras. «Nous suivons cinq chantiers et réalisons quatre études de bilans thermiques de bâtiments, confie Marcel Zimmermann. Je vais engager deux techniciens ingénieurs ces prochains mois.» Le bonheur est dans le solaire.

Photo: Marcel Zimmermann, le 9 juillet 2008 / © Francois Wavre/Rezo

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info

"Tout ce qui compte.
Pour vous."