Bilan

Daniel Rossellat «n’aime pas dire non!»

Assistante du big boss du Paléo Festival, Jacotte Milhit raconte le travail au quotidien et la personnalité en coulisses de son médiatique patron, également syndic de Nyon.

Jacotte Milhit et Daniel Rossellat. Entre eux, «les fâcheries sont rares».

Crédits: Aniessa Jotterand

Quand on pose la question à Daniel Rossellat, patron du Paléo Festival et syndic de Nyon «qui joue un rôle déterminant dans votre vie professionnelle?», la réponse fuse: Jacotte Milhit, son assistante. «C’est une perle précieuse! Une belle personne. Elle est discrète, efficace, toujours d’humeur égale et extrêmement consciencieuse. Et j’ai une confiance totale en elle.»

Quelle a été votre première impression quand vous avez rencontré Daniel Rosselat?

C’était mon premier jour de stage à Paléo. J’étais bien sûr impressionnée à l’idée de rencontrer le big boss. Son ton convivial, son accessibilité et sa chaleur humaine m’ont rassurée. 

Quelles sont ses qualités premières?

Daniel est profondément humain et attaché à des valeurs que je partage. Cela renforce la qualité de notre relation. C’est un visionnaire. J’apprends énormément avec lui.  

Dévoilez-nous quelques défauts à gérer au quotidien?

Mon patron n’aime pas dire non! Il veut toujours arranger tout le monde et répondre positivement aux sollicitations. Cela peut nous mettre dans une situation délicate qui implique des acrobaties incroyables avec son agenda.

Lui arrive-t-il de s’énerver?

Rarement. Sauf si l’informatique fait des siennes! Il peut perdre patience. S’il s’emporte, c’est toujours avec une pointe d’humour.

A-t-il des impératifs auxquels il ne déroge jamais?

Il n’aime pas devoir renoncer à sa partie de tennis du lundi et au repas de famille qui suit.  

Et des rituels ou des habitudes?

J’apprécie beaucoup le rituel de notre rendez-vous hebdomadaire où on fait le point sur les dossiers en cours. Il prépare un thé vert, dont il est un grand amateur, souvent des thés ramenés de ses voyages. Et c’est lui qui fait le service! Il aime aussi fumer la pipe. Il a fait aménager un joli fumoir au sous-sol, «la Cambuse». C’est l’endroit où il lit ses journaux et répond à ses mails.

Dites-nous ce qui vous épate chez lui.

C’est un fonceur qui fonctionne à un rythme incroyable. Il est souvent à l’étranger et gère son jet lag d’une façon prodigieuse. Sans compter qu’il a une puissance de travail et une énergie hors du commun. 

Ses victoires, il les partage?

Nous sommes dans une belle période. Daniel a été brillamment réélu à son poste de syndic de Nyon, le festival se développe bien. Le partage se fait d’emblée.

Et comment vit-il un échec cuisant?

Il n’est pas du genre à s’apitoyer. Il résume un hypothétique échec en une phrase: «Savoir transformer un échec en opportunité.» Et il l’applique!

Et lorsqu’il est déçu, comment réagit-il ?

Il le dit, il l’exprime et, généralement, il prend de la distance, aussi géographique. Il s’éloigne, il part en voyage. Cela lui permet de relativiser. Il se dépayse, se ressource et revient avec regard frais et neuf.

Vous souvenez-vous d’une dispute ou d’une discorde mémorable?

Les fâcheries sont rares avec lui. Je n’ai donc pas de souvenir marquant.  

Est-il du genre à s’excuser?

Il a beaucoup de considération pour les autres. Si Daniel remarque qu’il a blessé quelqu’un, il lui tiendra à cœur de s’excuser. 

Avez-vous eu envie de prendre de la distance?

Pas vraiment, il y a tellement de choses que j’aime dans mon travail actuel. Il faudrait une opportunité exceptionnelle. 

Aimeriez-vous qu’il vous mette davantage en avant?

Ma position me convient. Je suis d’une personnalité discrète. Daniel me laisse beaucoup d’autonomie. Il sait déléguer et encourager. Mon poste évolue constamment, je prends en main de nouveaux projets. Et tout cela dans la confiance et la complicité. C’est un équilibre que j’apprécie.

Pensez-vous qu’il vous doit beaucoup?

J’essaie de bien faire. Il me montre sa reconnaissance, cela me touche. Il me dit souvent que je lui ai manqué lorsque je rentre de vacances. 

A-t-il une fragilité affective?

C’est un être solide, stable et très équilibré même s’il vit à 100 à l’heure. Il est positif, il fait confiance à la vie, aux êtres humains. Et se fait confiance aussi.  

Anne-Marie Philippe

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