Bilan

Comment les start-up séduisent les jeunes talents

Face aux grandes entreprises, les jeunes pousses doivent rivaliser d’ingéniosité pour recruter. Et elles ne manquent pas d’arguments.
Timothee Bardet, co-fondateur et directeur d’une petite société dédiée à la découverte des vins. Crédits: Dr

Confrontées à la concurrence des grandes compagnies, comment les start-up s’y prennent-elles pour attirer les jeunes talents? «Un environnement de travail plus fun, davantage de polyvalence et de liberté. Voilà nos arguments pour convaincre les futurs employés», explique Timothee Bardet, CEO et cofondateur de Wiine Me, une start-up genevoise lancée en juillet dernier.

«Nous limitons les coûts de recrutement au maximum, en passant principalement par notre réseau et en faisant fonctionner le bouche-à-oreille. Nous postons aussi des annonces, un peu accrocheuses, sur des plateformes en ligne.» Les jeunes pousses ont moins de moyens que les grandes entreprises. 

La plupart du temps, elles ne peuvent pas aligner leurs salaires sur ceux offerts par les multinationales. «Pour compenser des revenus plus bas, chaque employé possède des parts de la société», ajoute Timothee Bardet.

Gilles Florey, CEO et cofondateur de KeyLemon, une start-up informatique basée à Martigny, confirme: «C’est clair qu’on paie moins que les grandes compagnies. Mais l’argent n’est pas la préoccupation première de nos employés. Ce sont des personnes qui aiment les défis et qui n’ont pas peur de l’instabilité.»

Le challenge et la possibilité d’évolution au sein de l’entreprise semblent compenser le désavantage de salaires plus bas. «Je fuis les grosses boîtes», confie Adrien Chabbey, jeune diplômé en ingénierie mécanique rencontré mi-octobre à l’occasion du forum de recrutement de l’EPFL.

Pour lui, la question ne se pose pas: travailler au sein d’une petite équipe, avoir de plus hautes responsabilités plus rapidement sont plus importants que de gagner beaucoup. «C’est plus gratifiant de pouvoir voir le fruit de mon travail avec l’évolution de l’entreprise; de ne pas être un numéro anonyme assis dans un coin.» 

Mais tous les jeunes ne sont pas prêts à se lancer les yeux fermés. Mathieu Tardivon, 24  ans, étudiant en dernière année en microtechnique, souhaite travailler dans une start-up, mais pas à n’importe quel prix. «Je ne me lancerai que dans un projet déjà bien rodé. Il est nécessaire de s’assurer que la société possède un bon business plan.» 

Leila Ueberschlag

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