Bilan

Comité, initiative: les troubles Fêtes de Genève

Le comité d’organisation de cette manifestation a été remercié. Les partenaires attendent le projet du Français Emmanuel Mongon, alors qu’une initiative populaire qui vise à les réduire à une semaine a passé la rampe.

Le comité 2015 des Fêtes de Genève a été dissout.

Crédits: Keystone

Lundi il y a une semaine, les membres du comité d’organisation des Fêtes de Genève ont appris de la bouche de Philippe Vignon, directeur général de Genève Tourisme et Congrès, la fin de leur mandat de gestion. L’annonce, répercutée en bref par Léman Bleu le jeudi 8 octobre, a été faite en présence du directeur des Fêtes de Genève, Christian Colquhoun, qui prend sa retraite après treize ans de travail à ce poste. «Nous n’avons reçu aucune information sur la suite des opérations ; le travail de recherche de sponsors pour les Fêtes 2016 était suspendu», indique un membre de ce cénacle. Le comité, qui gère un budget de 3,5 millions de francs, avait pour mission de financer l’ensemble des manifestations à travers le sponsoring et la location de stands.

Attaquées cet été par le magistrat PDC Guillaume Barazzone, qui les avait jugées ringardes -  les Fêtes voguent vers une nouvelle forme. Un projet pour une manifestation remaniée est en cours. Cette étude est une commande faite par la Fondation Genève Tourisme et Congrès à un spécialiste de l’événementiel: le Français Emmanuel Mongon. Ce spécialiste des parcs de loisirs, dont la société Imaginvest a pignon sur rue aux Champs-Elysées. Une première mouture a fait l’objet cet été de commentaires plutôt acides de la part des autorités de la Ville. Les partenaires rendront prochainement leur verdict sur la copie retoquée.

Pour ne rien simplifier, le Conseil d’Etat a constaté mercredi que l’initiative populaire communale "Pour des Fêtes de Genève plus courtes et conviviales" avait abouti. Le texte vise réduire les Fêtes de Genève - et pré-Fêtes - à une semaine et donc à en limiter les «nuisances». En 2015, la manifestation s’est étalée sur 24 jours, alors que le projet Mongon a évoqué deux mois de célébration. 

Coût global de 1,94 million

«Comment la Ville fera-t-elle pour financer des Fêtes différentes sans devoir faire passer les contribuables à la caisse?» : telle est la question, estime un membre du comité dissout. Le modèle économique des Fêtes était jusqu’alors fondé sur trois sources : la location de stands (jusqu’à 20'000 francs pour 24 jours) et d’espaces pour les forains, les entrées pour les feux d’artifice (à 60 francs la place) et le sponsoring, notamment par une grande marque de bière et des soft-drinks.

Au rayon des coûts, on trouve d’abord les feux, devisés à environ 700'000 francs. Quant à la Ville de Genève, sa prestation consistait à la mise à disposition de l’espace public, mais aussi à la réfection des parcs et terre-pleins après les Fêtes. Les comptes de la municipalité indiquent un coût global de 1,94 million de francs pour cette célébration en 2014. Le projet en cours prévoit des animations sur le lac.

L’Etat de Genève, qui a la responsabilité de l’espace lacustre, sera cette fois largement sollicité. Le responsable de la Culture, Sami Kanaan, n’a pas souhaité faire de commentaires, pas plus que Guillaume Barazzone, responsable des Espaces publics. Le directeur de Genève Tourisme est en Inde et son service de communication attend la réaction des partenaires au nouveau projet. «Il est temps que la Ville de Genève, Genève Tourisme et l’Etat se mettent autour d’une table pour dessiner un vrai projet», juge la conseillère municipale socialiste Olga Baranova. 

 

Stéphane Herzog

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