Bilan

Chopard mise sur le digital mais reste rétif aux montres connectées

La maison d'horlogerie Chopard espère mettre à profit les opportunités offertes par les nouvelles technologies mais n'entend pas céder aux sirènes de la montre connectée.

La maison genevoise, qui chapeaute également la marque Ferdinand Berthoud, entend bien préserver son indépendance.

Crédits: keystone

La maison d'horlogerie, de bijouterie et de joaillerie Chopard espère mettre à profit les opportunités offertes par les nouvelles technologies en matière de communication, mais n'entend pas céder aux sirènes de la montre connectée. "Au sein de la haute horlogerie, ce n'est plus un sujet de conversation", lance Karl-Friedrich Scheufele, co-président de l'entreprise genevoise, dans un entretien paru lundi dans l'Agefi.

Avec une croissance des ventes de 10%, l'année 2017 est qualifiée de "bon millésime", une situation appelée à se prolonger en 2018, selon le dirigeant de Chopard. Le groupe, qui tire près d'un tiers de ses revenus de l'Asie, a l'intention d'étoffer sa présence aux Etats-Unis qui représentent actuellement moins de 10% du chiffre d'affaires.

Les deux boutiques de vente en ligne - aux Etats-Unis et au Royaume-Uni - représentent "une réelle valeur ajoutée, même si elles restent minoritaires en termes de volume", estime M. Scheufele, qui souligne l'importance du toucher et du ressenti pour l'achat d'une montre ou d'un bijou.

En raison de la réorganisation que connaît le monde de la distribution, Chopard compte ramener "à terme" le nombre de ses points de vente à 800, contre 1200 actuellement, y compris les boutiques en propre.

A propos des montres connectées, le dirigeant affirme n'avoir "jamais eu l'ambition" d'en fabriquer. Selon lui, "il s'agit une caravane qui est passée". La part de montres mécaniques atteint 80% des collections de Chopard dans toutes les gammes.

La maison genevoise, qui chapeaute également la marque Ferdinand Berthoud, entend bien préserver son indépendance. "Notre objectif n'est pas d'atteindre une croissance à tout prix, mais d'améliorer la qualité des produits, de revoir nos points de vente (...) non d'augmenter les quantités de pièces", assure le co-président.

Pas question dans ces conditions d'envisager une ouverture de l'actionnariat au public. "La valeur produite par notre manufacture relève de l'exclusivité (...) en contradiction avec l'approche boursière, qui veut maximiser les chiffres", estime M. Scheufele.

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