Bilan

Bientôt cinq Migros en France voisine

Bilan révèle l’ouverture dans un an d’une enseigne à Douvaine, qui sera inaugurée avant le futur supermarché de Divonne. Le géant suisse sera ainsi positionné tout le long de la frontière.
  • Le Shopping Etrembières a vu le jour en 1994, un an après l’hypermarché Val Thoiry.

    Crédits: Dr

L’information n’a pas encore été révélée: «Nous sommes à bout touchant pour reprendre l’Intermarché de Douvaine. L’ouverture est prévue pour début 2018 sur une surface d’environ 3000 m²», précise Philippe Echenard, directeur général de la coopérative Migros Genève. Avec cette prochaine ouverture, Migros sera positionnée tout le long de la frontière.

Lire aussi: Valora vend l'immeuble de la Praille à Migros Genève

En septembre dernier, le géant orange avait déjà dévoilé avoir signé pour un supermarché de 1600 à 1800 m² dans le futur quartier de la gare à Divonne, toujours en France voisine. La surface sera identique à celle actuelle de Neydens (sans compter le pôle de loisirs de Vitam). A ce propos, en décembre 2014, Migros avait racheté les murs du Macumba voisin de son centre à Neydens.

«Nous avons l’intention de développer le moment venu un projet de centre commercial, avec un hypermarché Migros et d’autres enseignes. L’idée est d’ouvrir en 2020-2021», indique le directeur général. Enfin, cette année, l’hypermarché de Thoiry, dans l’Ain, sera entièrement rénové, vingt-trois ans après son inauguration.

Profiter du tourisme d’achat

A l’origine de l’implantation de magasins Migros en France voisine, on retrouve Claude Hauser, qui deviendra président du conseil d’administration de la Fédération des coopératives Migros en 2001. «Au milieu des années 1980, alors que l’Europe se construisait, il m’a paru indispensable qu’une entreprise comme Migros occupe l’une des positions de l’autre côté de la frontière», racontait-il à Bilan en décembre 2001. Pour mener à bien ce projet côté français, Claude Hauser mandate en 1989 Guy Vibourel, qui lui succédera par la suite: «Ce qui était alors le plus dur était de trouver les approvisionnements en France. Au début, aucun produit suisse ne pouvait passer la frontière à cause de l’étiquetage. Il a fallu réaliser des étiquettes eurocompatibles.» 

Migros va choisir de travailler avec la centrale d’achat du groupe Cora. «Au fil des ans, le franc fort s’est renforcé face à l’euro, ce qui a renforcé le tourisme d’achat. Du fait de notre présence en France avec trois magasins (réalisant un chiffre d’affaires 2016 de 121,4 millions d’euros, quasiment stable par rapport à 2015), nous avons pu en récupérer une partie. En résumé, en 2015, sur les 40 millions de francs de chiffre d’affaires perdus côté genevois, nous en avons récupéré 15 millions de l’autre côté de la frontière», détaille Philippe Echenard.

Lire aussi: Migros augmente légèrement son chiffre d'affaires en 2016

Ce dernier a cependant constaté qu’il manquait des points de vente côté français pour bien couvrir le pourtour du territoire genevois. D’où les prochaines implantations en Haute-Savoie, à Douvaine et à Divonne. «Même s’il s’agira de supermarchés, ces deux ouvertures nous permettront d’être positionnés tout le long de la frontière.» 

De quoi limiter l’impact de la baisse du chiffre d’affaires de Migros Genève: après avoir atteint un record à 1,16 milliard de francs en 2008, les ventes stagnent actuellement en dessous du milliard (996,8 millions de francs l’an dernier). C’est la raison pour laquelle la grande coopérative (deuxième plus gros employeur du canton) poursuit le développement de son réseau de bureaux de change (dont l’un s’est ouvert à Lausanne-Ouchy, avec l’accord de Migros Vaud) et entend implanter dans tout le pays la franchise de bagels Bagelstein qu’elle a acquise voilà un an.

Lire aussi: Migros se lance sur le marché des pharmacies

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

Du même auteur:

Le capital-investissement connaît un renouveau en Suisse
Le Geneva Business Center de Procter & Gamble récompensé pour ses RH

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."