Bilan

Altice vend deux filiales en Suisse pour 183 millions d'euros

Le groupe français Altice vend le fournisseur d'accès internet Green.ch et le centre de données Green Datacenter à la société d'investissement parisienne InfraVia Capital Partners.

La transaction devrait être finalisée début 2018.

Crédits: keystone

Le groupe de télécoms et de médias français Altice, chahuté en Bourse depuis un mois, a annoncé vendredi un accord pour la vente de deux filiales en Suisse d'une valeur d'entreprise de 183 mio EUR (214 mio CHF) à la société d'investissement parisienne InfraVia Capital Partners. Le montant de la transaction correspond à près de dix fois l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté.

La transaction, anticipée la semaine dernière par le quotidien économique Les Echos, devrait être finalisée début 2018. Elle concerne le fournisseur d'accès à internet Green.ch, basé à Brugg, et le centre de données Green Datacenter, à Lupfig dans le canton d'Argovie.

Le président du conseil d'administration de Green.ch, Franz Grüter, a précisé à l'ats que la vente concerne 100% du capital-actions. "C'est très positif, car InfraVia est spécialisée dans les investissement à long terme dans les infrastructures de centre informatique", a-t-il ajouté.

Ces dernières années, le groupe argovien a fortement crû dans ce domaine, qui représente désormais environ les deux tiers de son chiffre d'affaires. Pour les clients, les collaborateurs et la direction, qui devrait rester en place, "il n'y aura aucun changement", assure le conseiller national UDC. Le groupe argovien emploie environ 120 personnes.

"Cette vente signifie la continuité et la poursuite de la stratégie à succès", a poursuivi le Lucernois. Sans la vente, Green.ch aurait dû changer de nom pour suivre la stratégie "Onebrand" (une seule marque) d'Altice.

Tsunami boursier

Le géant coté à la Bourse d'Amsterdam - et à Wall Street depuis juin - espère par des cessions d'actifs restaurer la confiance de ses actionnaires et des investisseurs, inquiets depuis la publication de résultats jugés décevants début novembre et la dégringolade boursière qui a suivi.

La situation a mené au débarquement du directeur général (CEO) Michel Combes au profit de l'actionnaire historique d'Altice, le magnat franco-israélien Patrick Drahi.

Pour apaiser les marchés, ce dernier a affirmé que la dette du groupe, qui a multiplié les acquisitions ces dernières années et est désormais endetté à près de 50 mrd EUR, "est sécurisée à 85% à taux fixe" et que "le premier remboursement majeur n'arrivera qu'en 2022".

La nouvelle de la cession des activités helvétiques d'Altice a semblé ramener un peu de sérénité aux détenteurs de capitaux. A 10h05, l'action Altice progressait de 3,1% à 6,84 EUR à la Bourse d'Amsterdam.

Depuis les résultats le 3 novembre, le cours a fondu de plus de moitié (-59%), passant mercredi sous la barre de son prix d'introduction sur la place amstellodamoise en janvier 2014 (7,06 EUR, compte tenu d'un split du titre par quatre entre-temps).

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