Bilan

Alibaba porte plainte contre deux vendeurs de contrefaçons

Alibaba réclame 1,4 million de yuans de dommages et intérêts (193.000 euros) à deux vendeurs accusés de proposer de fausses montres de luxe de la marque Swarovski.

C'est la première fois qu'Alibaba poursuit en justice des vendeurs de contrefaçons, en assurant que d'autres procédures suivront.

Crédits: AFP

Le mastodonte chinois du commerce en ligne Alibaba a annoncé jeudi avoir porté plainte contre deux vendeurs qui proposaient des contrefaçons de luxe sur sa plateforme Taobao -- laquelle vient juste d'être réintégrée à la liste noire américaine des sites où prospèrent produits faux et piratés.

Alibaba, numéro un de la vente en ligne en Chine, a déposé plainte, devant un tribunal de Shenzhen (sud), contre deux vendeurs accusés d'avoir proposé de fausses montres de luxe de la marque Swarovski sur sa plateforme de vente entre particuliers Taobao.

Le groupe leur réclame ainsi 1,4 million de yuans de dommages et intérêts (193.000 euros) pour avoir enfreint les conditions d'utilisation du site et porté atteinte à la réputation de la plateforme, a indiqué Alibaba dans un communiqué.

C'est la première fois qu'il poursuit en justice des vendeurs de contrefaçons, a-t-il affirmé, en assurant que d'autres procédures suivront.

En utilisant des données fournies par Alibaba, la police chinoise avait organisé fin août une perquisition contre les deux vendeurs incriminés, confisquant 125 montres contrefaites et deux faux sceaux de certification, pour un montant total estimé à 200 millions de yuans (27,6 millions d'euros).

Alibaba assure par ailleurs avoir déjà contribué à l'arrestation au printemps de quelque 330 "suspects" dans la province du Zhejiang (est).

La vente de contrefaçons "enfreint les droits du propriétaire de la marque (piratée), les consommateurs se retrouvent avec des articles de qualité inférieure, et cela ruine la réputation et la confiance qu'Alibaba a si durement acquises", s'est désolé Jessie Zheng, responsable de la gouvernance du site.

En réalité, Alibaba est critiquée de longue date pour son laxisme supposé face aux biens contrefaits et illégaux qui prolifèrent sur ses pages.

Alibaba avait ainsi été suspendu en mai de la coalition internationale de surveillance de la contrefaçon (IAACC, International Anti-Counterfeiting Coalition).

Par ailleurs, Taobao a été réintégré le 22 décembre par les Etats-Unis à leur liste noire des "marchés notoirement réputés" pour vendre des biens contrefaits et pour violer les droits de la propriété intellectuelle. 

Alibaba s'était alors dit "déçu" par la décision du représentant spécial au Commerce extérieur américain (USTR), arguant avoir amélioré le contrôle des biens vendus sur ses plateformes et retiré en 2016 "plus du double des produits contrefaits qu'en 2015".

"La décision ne reflète pas le véritable travail qu'Alibaba fait pour protéger les droits de la propriété intellectuelle et pour faire respecter la loi en traînant les auteurs de contrefaçons devant la justice", avait d'ailleurs réagi le président du groupe Alibaba, Michael Evans.

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