Bilan

«Notre objectif? Une croissance de 50% d’ici à 2021»

Interview avec les nouveaux président et CEO de Foncia Suisse: ils entendent atteindre un chiffre d’affaires de 100 millions de francs à l’horizon 2021.
  • Olivier Peyrot (à g.), président, et Philippe Calmon, CEO de Foncia Suisse. Leur stratégie: croître en rachetant des régies, en particulier du côté alémanique.

    Crédits: François Wavre/Lundi13
  • Jean-Yves Coste a été engagé pour diriger la société Batiline et le service de courtage.

    Crédits: Dr

Désormais en mains du fonds suisse Partners Group, basé à Zoug, le groupe immobilier européen Foncia a décidé de faire évoluer la gouvernance de sa filiale suisse DBS Immobilier afin d’accélérer son développement et d’atteindre son ambition de devenir l’acteur de référence sur l’ensemble du territoire helvétique.

A l’heure actuelle, ce groupe est le N°1 en Suisse romande. A la tête de Foncia Suisse, la présidence a changé: Olivier Peyrot, nommé CEO voilà un an et demi, reprend le poste qu’Anthony Collé occupait depuis le rachat en 2015 du groupe Domicim par Foncia. Le poste de directeur général a été confié à Philippe Calmon à compter du 1er janvier 2018. Interview exclusive de ces deux dirigeants.  

Quelle sera la stratégie pour la Suisse du groupe Foncia?

Philippe Calmon: Le nouveau président du groupe Foncia, Philippe Salle, a souhaité qu’après la phase de consolidation, nous entamions une nouvelle phase de croissance avec un objectif de 100 millions de chiffre d’affaires à l’horizon 2021, soit une croissance souhaitée d’environ 50% (à l’heure actuelle, le chiffre d’affaires de DBS Immobilier, qui regroupe toutes les entités y compris Brolliet, s’élève à environ 65 millions de francs, ndlr). Nous sommes là pour mettre en place ce programme de croissance ambitieuse en réalisant des rachats de régies, en particulier du côté alémanique où nous ne sommes guère présents pour l’instant. Notre souhait est aussi de collaborer davantage avec des grands institutionnels alémaniques, comme nous le faisons déjà en Suisse romande. 

Et qu’en est-il en matière de promotion?

Olivier Peyrot: Nous avons engagé voilà six mois un responsable pour notre société Batiline et notre service de courtage en la personne de Jean-Yves Coste (auparavant directeur du développement immobilier chez Losinger Marazzi où il s’est notamment chargé de l’opération de la caserne des Vernets, qui représente un investissement de 670 millions de francs pour 1500 logements et 33 000 m2 d’activités, ndlr). C’est la marque de notre ambition en la matière. 

Philippe Calmon, quels objectifs avez-vous reçus de votre conseil d’administration?

PC: Il s’agit avant tout de consolider la position des principales marques de DBS (Domicim Brolliet Sarrasin) en vue de son développement futur dans l’ensemble du pays. Le groupe Foncia a des objectifs de développement à l’international très ambitieux et la Suisse fait partie de ses priorités. Par ailleurs, il s’agira de poursuivre tous les grands projets initiés par Olivier Peyrot depuis sa nomination, notamment l’amélioration de la qualité des services. 

Vous affirmez être le N° 1 du secteur en Suisse romande. Qu’est-ce qui vous permet de dire cela?

OP: Dans notre secteur, il existe deux indicateurs afin de se situer sur le marché: l’état locatif sous gestion et le nombre de collaborateurs. En Suisse, notre groupe gère pour 850 millions de francs d’état locatif (y compris les PPE). Et en termes d’effectifs, nous sommes désormais 550, après le rachat de Brolliet. Cela fait de nous très clairement le N° 1 en Suisse romande.

Où en êtes-vous justement de votre fusion identitaire?

OP: Cette fusion est aboutie, digérée en termes d’équipes et d’équipements. Nous avons décidé courant 2016 de garder l’ensemble des marques afin de tenir compte des particularismes régionaux. Chaque entité garde ainsi son identité car cela fonctionne très bien. 

PC: Pour prendre l’exemple de Brolliet, nous n’avons pas seulement gardé la marque, mais aussi son identité, son mode de fonctionnement, sa structure, son système informatique, etc. Par contre, les services de back-office (services financiers, marketing, RH, etc.) ont été fusionnés pour bénéficier de moyens plus importants.  

La nomination d’un Français pour diriger l’opérationnel ne va pas dans le sens indiqué par François Davy en 2015, soit celui de transformer Foncia en un acteur complètement suisse.

OP: Rappelons que l’actionnaire majoritaire du groupe Foncia est Suisse depuis 2016. Foncia est un groupe international qui a des collaborateurs de diverses nationalités. Nous nous sommes répartis les rôles entre Philippe Calmon et moi-même. Philippe Calmon reprend la conduite opérationnelle de DBS Immobilier et assure la liaison avec le groupe Foncia à Paris. En ce qui me concerne, je reste davantage tourné vers la stratégie, la clientèle et le développement.

Serge Guertchakoff

RÉDACTEUR EN CHEF DE BILAN

Lui écrire

Serge Guertchakoff est rédacteur en chef de Bilan et auteur de quatre livres, dont l'un sur le secret bancaire. Journaliste d'investigation spécialiste de l'immobilier, des RH ou encore des PME en général, il est également à l'initiative du supplément Immoluxe et du numéro dédié aux 300 plus riches. Après avoir été rédacteur en chef adjoint de Bilan de 2014 à 2019, il a pris la succession de Myret Zaki en juin de cette année.

Du même auteur:

Le capital-investissement connaît un renouveau en Suisse
Le Geneva Business Center de Procter & Gamble récompensé pour ses RH

Les newsletters de Bilan

Le cercle des lecteurs

Le Cercle des Lecteurs est une plate-forme d'échanger sur tout ce qui touche votre magazine. C'est le reflet de vos opinions, et votre porte-parole le plus fidèle. Plus d'info


Image Footer

"Tout ce qui compte.
Pour vous."