Bilan

Un oui à Pro service public pourrait faire chuter l'action Swisscom

Le président du conseil d'administration de Swisscom Hansueli Loosli est préoccupé par la votation sur l'initiative Pro service public qui sera soumise au peuple le 5 juin.

Un oui poserait aussi des question pour l'avenir de Swisscom, ce qui aurait pour conséquence d'inquiéter fortement les investisseurs.

Crédits: Keystone

Le président du conseil d'administration de Swisscom Hansueli Loosli est préoccupé par la votation sur l'initiative Pro service public qui sera soumise au peuple le 5 juin. Il s'inquiète pour la marge de manoeuvre de Swisscom et la valeur de ses actions, a-t-il déclaré dans une interview au "Tages-Anzeiger" (édition du 28 mai).

La valeur boursière du géant bleu est actuellement de 25 mrd CHF et la moitié environ appartient à la Confédération. En cas d'acceptation de l'initiative, cette valeur pourrait diminuer fortement. Swisscom distribue chaque année 580 mio CHF de dividendes et paie environ 400 mio CHF d'impôts à la Confédération, aux cantons et aux communes. Cela serait remis en question, selon M. Loosli.

Un oui poserait aussi des question pour l'avenir de Swisscom, ce qui aurait pour conséquence d'inquiéter fortement les investisseurs. De premiers analystes conseillent déjà de ne plus acheter des actions Swisscom, a relevé le président.

La couverture de base ne dégage pas de bénéfice, selon le président, mais on ne sait pas ce qui se passerait si la concurrence était libre. Si, en cas d'acceptation de l'initiative la politique décidait de déclarer le réseau mobile ou le roaming comme couverture de base, cela nuirait grandement au géant bleu.

Même en cas d'acceptation de l'initiative, le Parlement ne pourrait en aucun cas libérer Swisscom de son devoir d'approvisionnement de base, car il n'y a pas d'autre solution que d'assurer cet approvisionnement avec Swisscom, a rappelé M. Loosli.

A propos des reproches selon lesquels Swisscom abuserait de sa position dominante sur le marché, le président conteste et relève par exemple que l'entreprise pratique les prix de roaming les plus bas. On ne peut donc parler d'abus de position dominante. Par ailleurs, Swisscom investit près de 1,7 mrd CHF par année dans l'infrastructure, car la concurrence et la lutte sur les prix n'ont jamais été aussi intensives qu'aujourd'hui.

Enfin, le président Loosli a dit ne pas être opposé à une privatisation de Swisscom. Au contraire, il la soutiendrait, si la politique le veut.

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