Bilan

Un "oui" à l'initiative "no Billag" signerait la fin de la SSR

En cas d'acceptation de l'initiative "No Billag", "on éteint la lumière, on ferme la porte et on s'en va", a lancé le futur directeur général de la SSR Gilles Marchand.

L'actuel patron de la RTS entend "tendre la main aux privés pour des coproductions" afin d'étoffer l'offre de fictions suisses.

Crédits: Keystone

En cas de "oui" à l'initiative "No Billag" prônant la suppression des redevances de réception, l'existence-même de la SSR serait compromise. "On éteint la lumière, on ferme la porte et on s'en va. C'est aussi simple que ça", a lancé le futur directeur général (CEO) du paquebot des télévisions et radios publiques helvétiques dans l'édition du week-end de "24 Heures".

Celui qui succédera à Roger de Weck en octobre 2017 prévoit des changements importants dans le modèle d'affaires de la SSR avec la réduction à moins de 400 CHF de la redevance, prévue d'ici 2019, contre 460 actuellement. "Il nous faudra absorber cela d'autant plus que la publicité baisse", fait-il remarquer, évoquant la nécessité de "travailler autrement, produire moins cher, distribuer autrement et s'adapter au public".

L'actuel patron de la RTS entend "tendre la main aux privés pour des coproductions" afin d'étoffer l'offre de fictions suisses. "Je suis prêt à collaborer avec les câblo-opérateurs et les entreprises de télécoms pour y arriver", assure-t-il.

Prenant pour exemple les séries dans les pays scandinaves, il souligne que la production de ce genre de contenus nécessite des moyens importants. A titre de comparaison, il rappelle qu'une fiction américaine achetée coûte à la SSR 100 CHF la minute, contre 14'000 CHF pour la même produite en Suisse.

Interrogé sur un possible élagage du "mille-feuille administratif" de la SSR, le futur CEO est resté évasif et a rejeté la caricature. "C'est comme si je disais que tous les cadres de Tamedia touchent 6 mio CHF par année", ironise-t-il, laissant toutefois entendre qu'en fonction du potentiel de synergie, certaines activités pourraient être décentralisées dans les régions.

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