Bilan

Un nouvel acteur de la beauté en Suisse

Numéro deux du marché de l’esthétique en France, l’entrepreneur Jean-Christophe David entend conquérir la Suisse à travers les franchises Body’minute. Rencontre.

Jean-Christophe David, fils du coiffeur Jean-Louis David, a ouvert son premier institut Body’minute en 1998.

Crédits: François Wavre / Lundi13

Une épilation à 10 francs, une pose de vernis semi-permanent à 20 francs ou encore un brushing à 12 francs: c’est le concept des instituts Body’minute lancé par Jean-Christophe David, fils du célèbre coiffeur Jean-Louis David. Grâce à un abonnement à 12 fr 90 par mois, les clientes peuvent bénéficier de soins express à des prix concurrentiels, le tout sans rendez-vous. 

L’entrepreneur français s’est installé il y a plus d’un an dans la région de Lausanne qu’il apprécie plus que tout notamment parce que son père y est domicilié depuis plus d’une quinzaine d’années et que son fils y termine ses études d’ingénieur à l’EPFL. Dix-huit mois après avoir posé ses valises, il a déjà inauguré trois instituts à Lausanne, un à Conthey et un autre à Montreux. En décembre dernier, c’est à Genève qu’une sixième franchise a été ouverte. Toutes sont situées dans les galeries de centres commerciaux – principalement Coop et Migros  – «qui sont faciles d’accès, bien entretenues et surtout où il y a beaucoup de passage». D’autres projets d’ouverture sont dans le pipeline à Genève, Fribourg et Neuchâtel, puis suivront Berne et Zurich. A terme, c’est toute la Suisse que l’entrepreneur français vise.

Après des études et un apprentissage dès l’âge de 15 ans dans la coiffure, Jean-Christophe David exerce le métier en Italie, en Australie et aux Etats-Unis. 

Puis il ouvre son premier salon Jean Louis David en Belgique à l’âge de 25 ans. Il y développe, par la suite, de nombreuses franchises avant de revenir en France pour diriger le groupe dans l’Hexagone, en Belgique et en Suisse. «C’était la grande époque de la coiffure durant laquelle nous avons ouvert des centaines d’établissements», raconte le fils de l’inventeur du dégradé. Le groupe est cependant revendu à la plus grande chaîne de salons de coiffure, Regis Corporation, à la fin des années 1990. 

Jean-Christophe David décide alors de se lancer à son compte en ouvrant le premier institut Body’minute en 1998. Vingt ans plus tard, il est avec 450 enseignes (400 franchises et 50 magasins en propre environ), numéro deux du secteur après Yves Rocher qui en détient plus de 600. Il vise cependant les 500 salons pour début 2020. 

«Seules 10% des femmes vont dans des instituts de beauté en France. Nous ciblons celles qui veulent s’occuper d’elles toute l’année grâce à notre système d’abonnement – résiliable en tout temps – sans rendez-vous. Aujourd’hui, nous comptons 500 000 abonnées et nous ouvrons en moyenne une trentaine de nouveaux centres par an», explique l’homme d’affaires qui ne souhaite cependant pas dévoiler son chiffre d’affaires. 

Bientôt le label Swiss made?

Cela fait plus de vingt ans que Jean-Christophe David utilise dans ses instituts des produits cosmétiques fabriqués en Suisse. «Pendant de nombreuses années, nous avons utilisé les produits de la marque Hormeta avant que nous ne décidions de lancer notre propre marque, Skin’minute, explique le fondateur de la marque. Nous avons beaucoup investi dans la qualité de nos produits en travaillant notamment avec les meilleurs laboratoires du pays.» 

Par ailleurs, l’entrepreneur prévoit de construire cette année un centre de conditionnement dans le canton de Vaud afin d’obtenir le label Swiss made et de pouvoir, par la suite, mieux exporter ses produits. 


En chiffres

450 instituts Body’minute en France

70 instituts à Paris 

250 000 massages antistress effectués par an

Chantal De Senger
Chantal de Senger

JOURNALISTE

Lui écrire

Licenciée des Hautes Etudes Internationales de Genève en 2001, Chantal de Senger obtient par la suite un Master en médias et communication à l’Université de Genève. Elle débute sa carrière au sein de la radio genevoise Radio Lac. Journaliste depuis 2010 pour le magazine Bilan, elle est spécialisée dans les PME. En grande amatrice de vins et gastronomie, elle est également responsable du supplément Au fil du goût encarté deux fois par année dans le magazine Bilan. Chantal contribue par ailleurs régulièrement aux suppléments Luxe et Immo Luxe de Bilan.

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